Trafic de drogue : les 3 jeunes "mules" restent en prison le temps de l’enquête

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Tribunal correctionnel
Tribunal correctionnel de Saint-Denis (La Réunion). ©Antoine Garnier
Le délai demandé par leurs avocats n’aura rien changé. Les 3 jeunes "mules" resteront en détention provisoire le temps de l’enquête. Une information judiciaire a en effet été ouverte mardi dernier par le parquet.
Les 3 jeunes filles âgées de 18 à 20 ans interpellées dimanche dernier à l'aéroport Roland Garros en possession de 30 kg de résine de cannabis et d'un peu plus de 2 600 cachets d'ecstasy devront attendre leur procès en prison. Elles ont à nouveau été placées en détention hier soir, vendredi 28 juin, à l'issue de leurs auditions devant le juge des libertés et de la détention.
 

Une information judiciaire ouverte

Mardi, elles ont été mises en examen pour transport et détention de produits dangereux pour la santé. La décision du juge des libertés et de la détention n'est pas une surprise. Elle a tout simplement suivi le parquet qui demandait le placement en détention des 3 jeunes filles.

Une information judiciaire a été ouverte lors de leur présentation au tribunal mardi dernier. Pour la procureure, il ne s'agit pas là d'un cas isolé, mais d'un vrai trafic, en témoigne le conditionnement de la marchandise. Les savonnettes de résine de cannabis étaient emballées dans des sachets thermo-soudés, eux-mêmes dissimulés dans des boîtes remplies de café placées dans les valises. Pas question donc de compromettre l'enquête en laissant les suspects dans la nature.
 

Sur la piste d'un trafic plus vaste ? 

Et puis, il y a également des similitudes avec de précédentes affaires de trafic de drogues en provenance de l'Hexagone, notamment celle de mars dernier, où il s'agissait de 2 Marseillaises. Des jeunes filles, qui contre un billet d'avion et quelques jours de vacances dans l'île, ont accepté de transporter des marchandises, comme l'ont fait également les 3 jeunes "mules" arrêtées dimanche 23 juin.
 
Le parquet veut donc se donner le temps d'enquêter sur ce trafic de stupéfiants et ses possibles ramifications avant de juger les jeunes parisiennes. L'occasion aussi pour la justice d'envoyer un signal fort aux trafiquants.