Violences urbaines à Saint-Benoît : l'un des meneurs condamné à 6 mois de prison ferme

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tribunal de champ fleuri
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Un jeune majeur a été interpellé mercredi soir, après la soirée d'échauffourées dans la Cité Labourdonnais. Considéré comme l'un des meneurs, il a été jugé cet après-midi et condamné pour des faits de violence sur personnes dépositaires de l'autorité publique en état de récidive.

Le jeune homme de 19 ans interpellé mercredi à Saint-Benoit après les affrontements qui ont eu lieu avec les forces de l'ordre, a été condamné à 6 mois de prison ferme pour avoir lancé un galet sur des gendarmes. Son sursis probatoire de 4 mois dans une autre affaire a été révoqué. Au total, il écope donc de 10 mois d'emprisonnement.

 

Il jette un galet aux gendarmes

Dans la journée de mercredi, des heurts éclatent entre deux bandes de Saint-Benoit : d'un côté, celle de la Cité Labourdonais, de l'autre, celle de Bras-Fusil. Dans la soirée, les affrontements se poursuivent. A 23h, un jeune homme agresse des gendarmes en faction sur le parking d'un supermarché, pour éviter les débordements. Il leur jette un galet. Tous ses compagnons déguerpissent, sauf lui. Il est interpellé un peu plus tard dans la nuit sur la voie publique et placé en garde à vue.

 

Il dit "être sous effet"

Agé de 19 ans, le riverain de la Cité Labourdonnais reconnaît lors de sa garde à vue avoir lancé des galets mais estime ne pas avoir été conscient de ses actes. Il dit "être sous effet" à ce moment-là, ce que ne confirme pas ses analyses toxicologiques. Lors de l'audience, le jeune homme est revenu sur ses déclarations : "je ne savais pas que c'était des gendarmes" et ne répond pas lorsque la juge lui demande le sens de son action.

Le jeune homme est connu par les gendarmes de Saint-Benoit. Il se donnerait l'image de celui qui traîne avec des mineurs et "qui sait les canaliser... mais peut être est ce aussi celui qui peut leur monter la tête", s'interroge le Parquet. Mais selon son avocate, Me Judith Baumont, "il n'a rien d'un meneur".

 

Déjà condamné pour aggression au tournevis

Le jeune homme est né à Mamoudzou en 2002. Malgré son jeune âge, il possède déjà un casier judiciaire. Il y a un an, il est condamné pour violences aggravées avec arme sur dépositaire de l'autorité publique. En effet, le 29 octobre 2020, il agresse un gendarme au Tampon avec un tournevis. Il est alors condamné à deux ans de prison avec sursis probabatoire.

La Procureure demande donc une condamnation pour faits de violence sur personnes dépositaires de l'autorité publique en état de récidive légal. Il a déjà été condamné il y a un an pour les mêmes faits et même si son casier n'est pas épais, il est connu défavorablement des forces de l'ordre.

Il a été retenu coupable de violences sur personne dépositaire de l’autorité publique en état de récidive et condamné à six mois de prison. Son sursis probatoire a été révoqué à hauteur de quatre mois. 

Regardez le reportage de Réunion la 1ère :

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