Place publique : focus sur l'Education nationale à Saint-Pierre et Miquelon

éducation saint-pierre (spm)
Place publique : focus sur l'Education nationale à Saint-Pierre et Miquelon
Le premier numéro de l'année de Place publique portait sur la thématique de l'éducation nationale dans l'archipel

Le chef de l’Education Nationale Jean-Pierre Tégon, la proviseure du Lycée Malika Hakhebbil et Eric Dupont, directeur aux formations professionnelles, étaient les invités du premier rendez-vous de l'année de Place publique pour parler de l'Education nationale à Saint-Pierre et Miquelon. 

L'émission Place publique est de retour depuis vendredi sur nos antennes radio, télé, et web. Pour sa rentrée, l'éducation nationale dans l'archipel était au coeur du débat animé par Martine Briand et Anastasia Laguerra. Les trois invités ont abordé des thématiques diverses, comme le suivi pédagogique en temps de crise sanitaire, les réformes de l'enseignement professionnel et du bac général, ou encore l'internat de la réussite.

 

L'absentéisme à cause de la crise quasiment résorbé

 

Premier thème abordé, celui de l'absentéisme ces deux dernières semaines dans les établissements scolaires. Avec la recrudescence de cas de Covid-19 et de cas-contacts, bon nombre de parents ont fait le choix de ne pas envoyer leurs enfants à l'école. "Aujourd'hui, nous sommes revenus à une situation quasi-normale", a constaté le chef des services de l'éducation nationale Jean-Pierre Tégon. Les élèves des deux classes de Terminale du Lycée Emile Letournel, parmi lesquels un enfant avait été détecté positif à la Covid-19, étaient encore priés de rester chez eux jusqu'à lundi.

Le protocole sanitaire en place, incluant le port du masque obligatoire dès l'âge de 6 ans, ne devrait pas changer dans l'immédiat. Jean-Pierre Tégon a précisé que les écoles ne seront pas fermées systématiquement à chaque nouveau cas - comme l'avaient demandé les élus de l'archipel et certains parents d'élèves il y a deux semaines -, et ce afin d'optimiser le suivi pédagogique. "C'est dans l'intérêt des élèves, a ajouté M. Tégon. Ils ont besoin de repères, de relations sociales et de travailler avec un enseignant."

 

Le Lycée "prêt" pour l'enseignement à distance en cas de nouveau confinement

 

A une question posée sur la possibilité de mettre en place un enseignement hybride - à la fois en présentiel et à distance - en cas de nouveau confinement dans l'archipel, la proviseure du Lycée s'est voulue rassurante : "Nous avons déjà l'expérience de l'année dernière : lors du confinement, nos enseignants ont expérimenté le travail à distance. Nous avons des outils, des pratiques diverses."

"Si un nouveau confinement survient, nous serons en mesure de répondre."

Malika Hakhebbil, proviseure du Lycée Emile Letournel

 

Des outils et une expérience qui sont un peu plus compliqués à mettre en pratique pour les élèves du Lycée professionnel, reconnait Eric Dupont, directeur délégué aux formations professionnelles. "Les élèves doivent manipuler. Il y aura sans doute une adaptation à faire", explique-t-il. 

 

Des reformes du bac général et des filières professionnelles à prendre en compte

 

Les élèves de Terminale générales auront, cette année, à expérimenter la nouvelle version du baccalauréat. Une évolution bouleversée par la crise sanitaire. Localement aussi, des adaptations de la formule initiale sont aussi à prévoir. Ainsi, les évaluations écrites des enseignements de spécialités, qui devaient avoir lieu au mois de mars, ont été annulées. Les moyennes des trois trimestres de contrôle continu serviront donc à évaluer les bacheliers. Au mois de juin, l'épreuve écrite de philosophie et le grand oral seront également aménagés. 

Concernant la réforme de l'enseignement professionnel, les adaptations suivent leur cours, selon Eric Dupont. Après les 2ndes l'année dernière et les 1ères cette année, ce sera au tour des Terminales professionnelles l'année prochaine d'appliquer les nouveaux dispositifs de la réforme. 

 

L'internat de la réussite toujours au point mort

 

Presque cinq ans après la première pierre posée par Manuel Valls alors premier ministre, le sujet qui commence à faire polémique. Le projet de construction de l'internat de la réussite, censé accueillir les lycéens miquelonnais à Saint-Pierre, n'avance pas. "Nous allons prochainement relancer les appels d'offre auprès des entreprises, a annoncé Jean-Pierre Tégon. Je ne fixe pas le calendrier. Il faut que ce projet arrive au bout."

 

Les problèmes de recrutement sur la table

 

Depuis la rentrée, des problèmes de recrutement de professeurs dans le secondaire sont recurrents et privent les élèves d'un enseignement continu dans plusieurs matières, notamment en Histoire-Géographie. 

"Il y a un vrai problème de recrutement. Nous manquons de candidats quand nous en avons besoin"

Jean-Pierre Tégon, chef de l’Education Nationale à Saint-Pierre et Miquelon

 

Interrogée sur la possibilité de partenariats entre les établissements publics et privés de l'archipel qui pourraient employer un même enseignant, la proviseure du Lycée Malika Hakhebbil a précisé que des échanges en ce sens avaient été réalisés, mais qu'il n'y avait alors pas de disponibilité. 

 

Pour revoir l'intégralité de Place Publique du vendredi 5 février :