Le développement économique et durable à l’ordre du jour du Conseil territorial de Saint-Pierre et Miquelon

politique saint-pierre (spm)
Le Conseil territorial demande 350 millions d'euros à l'Etat 
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Le Conseil territorial de Saint-Pierre et Miquelon s’est réuni ce mardi 30 mars pour une séance officielle. De nombreuses délibérations, surtout d’ordre budgétaire, étaient à l’ordre du jour. L’ouverture des frontières et la vaccination ont aussi été abordées.

Le président de la Collectivité territoriale de Saint-Pierre et Miquelon Bernard Briand a tenu à réaffirmer ses grandes priorités pour l’archipel en début de séance, c’est-à-dire le logement et la réduction de l’empreinte carbone, mais aussi le tourisme.
  

Vers un retour à la normale ?

Sur la question du tourisme, il est difficile de se projeter à l’heure actuelle, car le secteur est localement à l’arrêt en raison de la pandémie de coronavirus. Le président de la Collectivité espère que l’archipel pourra intégrer la bulle Atlantique formée par les provinces canadiennes proches, afin de permettre aux habitants de voyager. L’opposition reste sceptique face à cette volonté : "on n’a pas de données sur l’intégration de Saint-Pierre et Miquelon dans la bulle Atlantique", précise Tatiana Urtizbéréa-Vigneaux, conseillère de Cap sur l’Avenir.

Le président semble dire que tout est négociable et qu’on va pouvoir maintenir les vols sur Montréal et les vols directs en plus d’intégrer la bulle atlantique. J’attends les conclusions de ces négociations.

Tatiana Urtizbéréa-Vigneaux

 

Or, c’est à l’État que revient la responsabilité de prendre des décisions sur les septaines et les motifs impérieux. La campagne de vaccination pourrait donner lieu à des assouplissements de ces mesures.

Une délibération surprenante pour l’opposition

L’une des premières délibérations a provoqué de vives réactions dans les rangs de l'opposition, puisqu'il s'agit d'un transfert de compétences vers les communes concernant les établissements recevant du public mais aussi la sécurité des bâtiments vétustes.

"On est plus que surpris de lire cette délibération, explique Tatiana Urtizbéréa-Vigneaux. En gros, le président se décharge complètement de ses responsabilités et rend le maire responsable de tous les établissements recevant du public." Pour Bernard Briand, il s’agit avant tout de mettre en œuvre localement des dispositions nationales.