Ce qu'il faut retenir de notre édition spéciale autour de la vaccination contre la Covid-19 à Saint-Pierre et Miquelon

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Saint-Pierre et Miquelon la 1ère consacre une édition spéciale à la campagne de vaccination ©Margot Hutton

A l’approche du coup d'envoi de la campagne, Saint-Pierre et Miquelon la 1ère a consacré une édition spéciale à la vaccination. L’émission s’est articulée autour de l’organisation logistique, de la population éligible et des bénéfices et des craintes liés au vaccin.

9 600 doses du vaccin Moderna doivent arriver cette fin de semaine à Saint-Pierre et Miquelon et la vaccination devrait débuter dans les heures suivant la réception. Cynetia Moutou, directrice par intérim de l’Administration Territoriale de Santé était sur notre plateau pour répondre aux questions autour de l’organisation de la vaccination dans l’archipel. Chouky Laamel, chef du service de pharmacie au centre hospitalier François Dunan et Dominique Bourel, médecin généraliste étaient également.

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Retrouvez notre édition spéciale consacrée à la campagne de vaccination :


Comment va s’organiser la campagne de vaccination ?

La campagne de vaccination contre la Covid-19 est prévue débuter ce weekend pour le public prioritaire. Les personnes vulnérables et le personnel de santé sont concernées par cette première phase. Ensuite, la vaccination sera élargie à tous les adultes volontaires de l’archipel, à partir du vendredi 26 mars. De nombreuses questions ont été posées à propos du dispositif mis en place pour mener à bien cette campagne. Cynetia Moutou, directrice de l’ATS a confirmé que la campagne de vaccination débutera en même temps à Saint-Pierre comme à Miquelon. L’Administration territoriale de Santé a élaboré le parcours de vaccination étape par étape, de la prise de rendez-vous à la seconde injection.

Cynetia Moutou a détaillé le parcours vaccinal sur notre plateau : 

Concernant les personnes qui ne peuvent pas se déplacer, la directrice par intérim de l’ATS a affirmé que “le vaccin se rendra à elles.” Un auditeur a également demandé “quelle sera la procédure si on a été contaminé par le coronavirus ?” Dominique Bourel a préconisé d’attendre entre trois et six mois après l’infection pour recevoir le vaccin. “Ils ont déjà un taux d’anticorps qui va les protéger”, a-t-il précisé.

Un autre auditeur a interrogé les invités sur le fait que dans l’Hexagone, il était possible de se faire vacciner par un médecin libéral ou en pharmacie, ce qui ne sera pas le cas dans l’archipel. “Pour le moment les vaccins ne sont pas dans le cercle de distribution normal, a répondu Chouky Laamel. Les pharmacies en métropole sont approvisionnées par l’État” et dans l’archipel, la stratégie mise en place actuellement ne permet pas en place ce type de dispositif. Le chef du service de pharmacie au centre hospitalier François Dunan a toutefois laissé entendre que ce système pourrait être utilisé à l’avenir.
  

Est-ce que tout le monde peut se faire vacciner ?

Les autorités locales ont fait le choix de miser sur une campagne de vaccination massive. Cela signifie qu’au terme des sept semaines de campagne, tous les adultes volontaires et éligibles devront avoir reçu leurs deux doses du vaccin Moderna. Cependant, certains cas particuliers ont retenu l’attention des téléspectateurs.

L’un d’entre eux s’est interrogé sur le cas des étudiants actuellement hors de l’archipel, pour savoir si ils pourraient être vaccinés à leur retour cet été. “Ça déprendra de ce qu’il nous restera comme doses à ce moment”, a répondu Cynetia Moutou. Si il y a une demande assez importante, un réapprovisionnement pourra être envisagée. Chouky Laamel a également précisé que une fois sortie de l’usine, “les doses du vaccin ont une date de péremption de sept mois.” La date de péremption des doses que l’archipel doit recevoir ne sera connu que lors de l’arrivée des vaccins.
  

Pourquoi autant de craintes autour du vaccin ?

Si l’arrivée du vaccin peut sembler salutaire, elle suscite aussi quelques réticences. Dominique Bourel a tenu a rassurer les auditeurs concernant la rapidité de conception des vaccins. “Depuis un an, on n’a jamais mis autant de moyens financiers dans la recherche”, a-t-il constaté. “Avec le temps les gens posent les questions, ils voient ce qu’il se passe”, a constaté Chouky Laamel. Il est également persuadé que si le Canada atteint un taux de vaccination assez important, il se peut que le vaccin ne devienne indispensable pour voyager.

Le passeport sanitaire arrivera un jour.

Chouky Laamel

 

Concernant les personnes atteintes de comorbidités, qui accentuent le risque de développer des formes graves du coronavirus, Dominique Bourel a tenu à rassurer la population. Selon lui, les personnes avec des pathologies ont tout intérêt à se faire vacciner pour se protéger des formes graves du virus. "Se vacciner c'est certes se protéger soi des formes graves, a ajouté Cynetia Moutou. Mais en terme de contagiosité c'est aussi apporter une réponse collective."