Une nappe d'hydrocarbures échappée d'un cargo néerlandais sous étroite surveillance

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Le cargo Alaskaborg dans le port de Kemi en Finlande en 2017 ©Estormiz sous licence CC
Qu'en est-il de la nappe de fioul déversée à 160 km au Sud de Saint-Pierre et Miquelon ? Depuis le 10 février dernier, les autorités canadiennes et françaises maintiennent la surveillance mais se veulent rassurantes.

30000 litres de carburant se sont échappés le 10 février dernier du cargo MV.Alaskaborg. Le navire de marchandises de 143 mètres venait de quitter Baie-Comeau au Canada pour se rendre au Pays-Bas quand le mazout du bateau s'est déversé dans les eaux canadiennes et proches de l'archipel. 

Le navire a subi des dommages suite à une mauvaise météo qui a eu comme conséquence de percer le réservoir de carburant

Serge Chiarovano, chef du service des affaires maritimes - DTAM

 

Une semaine plus tard, les autorités canadiennes et françaises surveillent toujours la nappe de fioul. Cette pollution marine se disperserait en ce moment en dérivant vers l'Est. Le navire est, quand à lui, amarré dans le port de Saint-Jean de Terre-Neuve. Son armateur "très coopératif et très proactif a élaboré un plan d'intervention"

Le plan du propriétaire prévoit la présence dans le secteur de deux navires dotés d'équipement pour lutter contre la pollution, pour intervenir en cas de besoin

Aidan Sterritt, spécialiste action environnementale garde côtière canadienne

 

Une alerte relayée très vite par le Canada aux affaires maritimes de Saint-Pierre et Miquelon qui a tout mis en oeuvre en cas d'interventions au niveau local.

On a envoyé des patrouilles terrestres comme la gendarmerie, les pompiers, l'unité littérale des affaires maritimes et le service biodiversité de la DTAM qui n'ont pas trouvé de traces de polluants. Rien de concret. On a aussi envoyé le patrouilleur Fulmar qui n'a rien trouvé de polluant. La pollution reste très légère.

Héloïse Le Bougeant, adjointe au chef de service des affaires maritimes

 

Les autorités canadiennes ont également survolé la zone où "aucune pollution n'a été détectée en visuel. Par contre, le radar situé sous l'avion a constaté quelques anomalies mais vraiment très légères au Sud-Sud Est de la zone exclusive européenne".  

Plus de précisions avec Fredéric Dotte et Adrien Develay.

©saintpierreetmiquelon

 

 

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