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Frénésie du carnaval : alcool et violences ?

Alors que l’on s’apprête à vivre la dernière ligne droite du carnaval, le jeune Willy Walpole est déjà mort cliniquement, à cause du carnaval.

© clp
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  • Par Catherine Le Pelletier
  • Publié le , mis à jour le
L’enfant de 10 ans, Willy Walpole est maintenant mort cliniquement. Il est victime du carnaval de Guadeloupe. Selon nos confrères de France Antilles, il a reçu un plomb échappé d’un fouet de carnaval et il se bat pour rester en vie depuis ce triste jour du 30 janvier 2013. Le plomb lui a perforé un œil et, ensanglanté, l’enfant a été transporté au Centre Hospitalier Universitaire de Pointe-à-Pitre. C’est là qu’il a été placé au service de réanimation, après qu’une radio ait révélé que du métal s’était logé dans sa tête.


« Mas a fwet »

Au moment des défilés carnavalesques, les groupes, les « mas », sont précédés de groupes d’enfants armés de fouets qui ouvrent la route en faisant claquer leurs cordes sur le bitume. Cela éloigne les badauds qui reculent afin de ne pas être touchés et ainsi, place est faite aux défilés. Evidement, le but du jeu pour les adolescents ou les jeunes adultes qui pratiquent cette coutume, est de faire le plus de bruit possible. C’est pour cela que des bouts de plombs sont ajoutés aux cordes qui claquent ainsi encore plus fort dans les rues. C’est ainsi qu’un plomb s’est échappé d’une corde et a atteint l’œil du petit Willy.


Une vieille coutume

L’utilisation du fouet dans le carnaval est une vieille tradition. Aux Antilles, le fouet peut être associé à la période coloniale où le maître et ses représentants en usaient contre les esclaves. L’intervention du fouet dans le carnaval actuel pourrait être interprétée comme une inversion des structures. Mais déjà, à Rome, au moment des fêtes, le fouet revêtait un importance particulière.


Les jours gras et le délire

De samedi à mercredi des cendres, c’est la dernière ligne droite du carnaval, avec des défilés quotidiens, où tradition et modernité se côtoient. Depuis quelques années déjà, il n’est pas rare de constater que certains carnavaliers boivent de l’alcool. Un élément qui entraîne souvent une violence de plus en plus difficile à maîtriser et qui perturbe le bon déroulement des manifestations. Face à cette dérive, certains groupes ont choisi d’instaurer leur propre service d’ordre. Malgré cela, des dérapages se produisent. Et si l’on ajoute aux incidents, les « accidents » tel que celui subi par le jeune Willy,  alors on peut s’interroger sur le mode sécuritaire des festivités. Quoiqu’il en soit, la prudence est de mise pour cette fin de carnaval 2013. 

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