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Antoine Sopta n’est plus

disparition
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C'est une nouvelle grande perte pour le monde musical de la Guadeloupe. Antoine Sopta, percussionniste de talent, défenseur du patrimoine est parti.

Le ka avant tout

Dans l’univers du Ka de Guadeloupe, il était une pointure. Salué, respecté, reconnu, Antoine Sopta a donné beaucoup de lui pour que la tradition perdure et pour que les jeunes générations, connaissent un peu mieux leur propre culture. Maître ka, Antoine Sopta était un artiste accompli, un  « Makè », qui savait aussi danser. Ses compositions ont marqué toute une génération. De lui, Carnot un autre grand tambouyè disait : « Antoine aussi avait un beau jeu au tambour, Antoine Sopta, mais il ne fait plus ça ».


Sainte-Rosien

Carnot disait qu’il fallait aller du côté de Sainte-Rose pour trouver de bons batteurs. Antoine Sopta était né à Sainte-Rose, il y a 80 ans, c’était le 6 janvier 1933. Il a exercé de nombreux métiers manuels, charpentier, couturier, soudeur, notamment. Mais sa « vraie vie », c’était le gwo ka et son univers. Toute sa vie, il a pratiqué et milité pour la reconnaissance et une meilleure connaissance de cet art.


Hommages

Aujourd’hui, les hommages se multiplient après la disparition d’Antoine Sopta. Ainsi, celui de Jacques Gillot, sénateur-Président du Conseil Général précise que « La Guadeloupe perd un homme chaleureux, véritable défenseur du patrimoine guadeloupéen, amoureux du carnaval et des danses traditionnelles, animateur émérite des veillées « an tan lontan ».
Ary Chalus, maire de Baie-Mahault salue également la mémoire d’Antoine Sopta en se rappelant les rendez-vous qu’il animait à Baie-Mahault, pour la transmission du patrimoine. De nombreux jeunes ont bénéficié de la connaissance de cet artiste.  
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