Les antillais de Paris mobilisés contre la violence

faits divers
Militants contre la violence aux Antilles, à Paris
©Martin BAUMER
Ils ne vivent pas sur place, mais n’en sont pas moins touchés par la délinquance qui gagne du terrain dans nos territoires. Les ultramarins de l’Hexagone, alertés par la multiplicité des faits divers dont ils entendent parler, depuis chez nous, se sont mobilisés ce week-end.

Opération coup de poing pour situation choquante
 

Samedi 19 octobre, une marche « Contre la violence aux Antilles », à l’initiative d’une association du même nom, a rassemblé 200 à 300 Guadeloupéens et Martiniquais, mais aussi des Réunionnais,  Guyanais et sympathisants, dans les rues du XIIème arrondissement de Paris. L’appel avait été lancé sur les réseaux sociaux.
Leur objectif est d’attirer l’attention des pouvoirs publics, dont ils attendent des mesures fortes pour endiguer le phénomène d’insécurité. Ils réclament, en particulier, que des aides spécifiques soient apportées à la jeunesse.
 
Pour rappel, 39 homicides ont été perpétrés en Guadeloupe, depuis le début de l’année ; 12 en Martinique. Des faits dont les victimes et les auteurs sont bien souvent des jeunes, dans des Régions où le chômage des moins de 30 ans atteint des sommets.
 
Les membres de l’association « Contre la violence aux Antilles » dénoncent le fait que le Ministre de l’Intérieur ait quitté précipitamment les Antilles, vendredi dernier, sous prétexte qu’il avait une urgence à traiter dans la capitale. «  L’urgence se trouvait justement aux Antilles » a déclaré lancé Sandrine CALMO, vice-présidente de l’association.
 

Marche au son du ka
 

De la place de la Bastille à Nation, pour démontrer leur solidarité à leur Département d’origine et, surtout, attirer l’attention, les militants ont déambulé au son du ka, accompagnés par le groupe « Choukaj ». Mais si le son laissait penser à un défilé carnavalesque, les banderoles, elles, étaient suffisamment éloquentes, pour que les badauds comprennent ce dont il s’agissait. Sur l’une d’elle ont pouvait lire : « Et si demain c’était votre enfant ? ».
D’ailleurs, que l’on ne s’y trompe pas, le tambour a, pour les organisateurs, une forte valeur revendicative, au regard de l’usage qui était fait de cet instrument dans l’histoire de nos îles.