La leptospirose fait des ravages en Guadeloupe

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Cycle de la leptospirose (d’après Faine et al. 1999)
©www.pasteur.fr - Cycle de la leptospirose (d’après Faine et al. 1999)
Elle est souvent appelée « maladie du rat ». Mais les rongeurs ne sont pas les seuls vecteurs de la leptospirose. Parce que ce mal est sous-estimé et méconnu, l’Agence Régionale de Santé lance demain une campagne de sensibilisation.
La leptospirose est 140 fois plus fréquente en Guadeloupe qu’en France hexagonale. A ce titre, elle est devenue un véritable enjeu de santé publique en 2011 ; année où la maladie a fait 8 morts localement.
 

Comment contracte-t-on la maladie ?

La leptospirose ne doit pas être sous-estimée. Cette maladie infectieuse, d’origine bactérienne, se transmet à l’Homme par la morsure d’un animal infecté, par son contact, via ses urines ou des tissus morts.
Dans la majorité des cas, l'infection se fait par pénétration de la  bactérie, dans une plaie, même minime, ou par les muqueuses. Cela peut arriver en cas de contact avec de l’eau, des fruits ou des légumes infectés.
D’où la nécessité de toujours laver les aliments crus avant de les consommer.
 

Se prémunir c’est aussi protéger nos animaux

Outre les rats et autres micromammifères, la leptospirose touche aussi considérablement les cheptels. 3000 cas sont déclarés chaque année au sein des élevages guadeloupéens. C’est pourquoi, parmi les populations humaines les plus exposées, on compte les éleveurs, les agriculteurs ou encore les vétérinaires.
Les chiens peuvent également être atteints, ce qui constitue un risque certain pour les personnes qui gravitent autour de l’animal.
Une bête qui présente les symptômes de la leptospirose ne peut être sauvée que grâce à un traitement spécifique administré dès le début. Aux éleveurs, donc, d’user des produits appropriés plutôt que des parades usitées traditionnellement, sous prétexte qu’elles sont moins chères.
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