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Des remous à l'UAG

La nouvelle présidence de l'établissement est mise à mal. Entre autonomie des différents pôles et non recouvrement de fonds, l'UAG est clairement menacée.

  • Nicolas Ledain
  • Publié le , mis à jour le
L’UAG est en difficulté depuis quelques semaines. Il y’a tout d’abord eu la mobilisation en Guyane pour réclamer la sécession du pôle de Troubiran, ce qui a conduit à des promesses d’autonomie faites par Geneviève Fioraso. Il y a ensuite eu la découverte du non recouvrement de 10 millions d’euros et la perte de la quasi-totalité des données comptables par la précédente direction. Enfin, la semaine dernière, la troisième banderille est venue de Josette Borel Lincertain.  Dans un courrier adressé à la ministre de l’enseignement supérieur, la présidente de la région Guadeloupe a aussi réclamé une université de plein exercice chez nous. La fin de l’UAG en tant que telle n’a jamais semblé aussi imminente. La direction de l’établissement a réagit aujourd’hui.

L’autonomie n’est pas pour tout de suite

Pour le moment, seuls des processus  et des réflexions sont engagés, il n’y a rien de fait. La ministre de l’enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, a promis à l’intersyndicale mobilisée en Guyane de créer un pôle ayant plus de responsabilités l’année prochaine, mais la mise en place d’une université à part entière n’est pour l’instant qu’à l’état de projet. Seules des garanties de réflexions sur le sujet ont été données. La présidence de l’UAG demande justement le respect des calendriers proposés afin d’éviter la précipitation. Le directeur de cabinet de la présidence de l’UAG, Jacky Narayaninssamy, était l’invité du grand direct sur Guadeloupe Première la radio avec Franck Aristide :

Narayaninssamy


Pas d’inquiétude pour les 10 millions d’euros et les données comptables

La présidence de l’université veut mettre les choses au clair et joue la carte de la sérénité. Les 10 millions d’euros évoqués par Corinne Mencé Caster dans sa lettre à la communauté universitaire ne sont  pas perdus. Il s’agit de crédits accordés depuis 2005 dont le recouvrement n’a pas été suivi. Ils doivent être récupérés. La direction de l’établissement reconnait toutefois qu’une partie de cette somme est définitivement égarée. Pas d’inquiétude non plus pour au moins 90% des données comptables qui n’ont pas été enregistrées. Il s’agit d’un constat fait par le nouveau bureau pour lequel des audits ont été commandés. Des poursuites judiciaires des responsables de ces couacs sont toutefois toujours envisagées.
 Écoutez Jacky Narayaninssamy :

Narayaninssamy

 

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