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Chikungunya : la guerre est déclarée

2 cas avérés de chikungunya à Saint-Martin, 26 malades qui présentent les symptômes, la guerre contre le virus est déclarée, les bons gestes s’imposent : nous n’avons aucune immunité contre cette maladie.

© james gathany@wiki commons
© james gathany@wiki commons
  • Par Catherine Le Pelletier
  • Publié le

Epidémie avérée

C’est à Saint-Martin que tout commence. 2 malades ont effectivement été contaminés par le virus du chikungunya et au 6 décembre, 26 autres sont soupçonnés de l’avoir contracté. Les autorités sanitaires tirent l’alerte rouge pour se prémunir et avoir les bons gestes. Un dispositif de surveillance renforcée est en place, accompagné d’études épidémiologiques, le tout réalisé par l’Agence Régionale de Santé et l’Institut National de Veille Sanitaire.


Les symptômes

Le chikungunya se transmet, comme la dengue, par le moustique de l’aedes aegypti Les symptômes sont de fortes douleurs articulaires,  aux mains, au poignets, aux chevilles et aux pieds, qui empêchent d’avoir une démarche normale : c’est la « maladie de l’homme courbé ». Maux de tête, fièvre, accompagne le développement du virus dans le corps et les douleurs peuvent durer jusqu’à plusieurs semaines. C’est une maladie à prendre au sérieux, 6 décès lui sont attribués à la Réunion, lors de l’épidémie qui avait secoué l’île en 2006 ; cette année-là, 35% de la population avait contracté le virus.


Contrôle généralisé

Le  virus ne connaît pas de frontières et l’alerte est généralisée dans toute la Caraïbe., avec une cellule internationale. Un contrôle sanitaire aux frontières a été activé pour circonscrire autant que faire se peut, le déploiement du virus. A Saint-Martin, où les pulvérisations d’insecticide ont été multipliées, un 2ème pulvérisateur est prévu en arrivée sur l’île.

 
Les mesures de prévention

Les mesures pour se préserver du chikungunya sont les mêmes que pour la dengue : ne pas garder de l’eau stagnante ; vider les pots à fleurs, se défaire de tous les objets favorisant les gîtes larvaires ; se méfier des pneus laissés à l’air libre : terrain privilégié par les moustiques pour leur reproduction ; il faut bien entendu, avoir une hygiène encore plus poussée.
En cas de doute, ne privilégiez pas une automédication qui peut s’avérer dangereuse, allez plutôt consulter votre médecin.

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