Charly Lendo sera fixé sur son sort le 3 Mars

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Lendo domota aristide
©P.Petrine
Le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre rendra sa décision le 3 Mars prochain. Le syndicaliste était poursuivi pour homicide involontaire suite à la mort d'un jeune motard saint-franciscain qui avait chuté sur un barrage lors du conflit social de 2009. 
Charly Lendo et l'UGTG doivent encore attendre. L'ancien secrétaire général adjoint de la section ne sera fixé son sort que dans quelques semaines. Le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre a réexaminé ce dossier polémique et entendu les avocats et témoins appelés à la barre par les deux parties mais les magistrats se donnent du temps pour statuer, ils rendront leur décision le 3 Mars 2015.

Rappel des faits

Charly Lendo est poursuivi pour homicide involontaire, coups et blessures et entrave de la voie publique. Pour rappel, mi-janvier 2009, en plein mouvement social du LKP, un jeune saint-franciscain de 20 ans avait percuté un barrage installé à Blonval. Il circulait de nuit et en moto et n'avait pas vu le blocage. Steven Fiston ne portait pas de casque et était décédé quelques jours plus tard des suites de ses blessures. A l'époque, 17 syndicalistes dont Charly Lendo avaient été inquiétés mais la première procédure avait conduit à une relaxe de tous les prévenus. Le juge d'instruction avait alors entamé des poursuites uniquement contre Charly Lendo pour les motifs précités. L'UGTG n'a cessé de dénoncer depuis un acharnement et une procédure symbole d'une répression syndicale dont la section souffrirait en Guadeloupe.
Ce 20 janvier, le procureur général a décidé de ne retenir que l'entrave à la voie publique dans ce dossier, il n'a pas donné d'avis sur l'homicide involontaire ni sur les coups et blessures et laisse les magistrats prendre leurs décisions sur ces deux chefs d'inculpation.

Mobilisation devant le tribunal

Charly Lendo a pu compter sur les soutiens de nombreuses sections locales ce mardi. Près de 300 personnes avaient répondu à l'appel à la mobilisation lancé par l'UGTG. Ils ont scandé le nom de l'ancien secrétaire général adjoint pour réclamer sa relaxe et joué du Gwo Ka pour exprimer leur solidarité.