Dirigeants et syndicats réagissent à la création de l'Université des Antilles

enseignement supérieur et recherche
Université des Antilles et de la Guyane
Le site de Fouillole ©univ-ag
Plus de deux heures de débats, des amendements proposés et ensuite retirés.
Les questions relatives à la nouvelle organisation de l’université des Antilles et à la répartition du budget ont enflammé les esprits. Des dispositions qui suscitent réactions sur le campus de Guadeloupe. 

Les universitaires guadeloupéens exigent une autonomie totale de chaque pôle de l’université des Antilles. Autonomie politique, de gouvernance, pédagogique et budgétaire, notamment.
Or, le Sénat et l’Assemblée Nationale ne prévoient que l’autonomie, quant à l’organisation des enseignements préconisés par la loi. 

Désaccord sur la nomination des vice-présidents...


Pour ce qui est de la désignation du président et des deux vice-présidents de pôles, les sénateurs prônent l’élection conjointe des trois dirigeants.
A ce sujet, Victorin Lurel a déposé un amendement pour que chaque vice-président soit élu indépendamment, au sein de leur pôle respectif.
Amendement validé, au Palais Bourbon, ce jeudi, lors du vote du projet de loi actant la création de l’UA, après scission d’avec la Guyane.
Il sera discuté en commission mixte prochainement.
Ce « ticket pour trois », serait synonyme de « retour en arrière », aux yeux de Didier Destouches, le vice-président du pôle Guadeloupe de l’université des Antilles.

ITW Destouches

(Propos recueillis par Nadine Fadel)

Et sur la répartition du budget...


Le vice-président du pôle Guadeloupe de l’université des Antilles, pour se faire entendre, entend, dans les jours à venir, rencontrer la Ministre de l’enseignement supérieur, ainsi que les parlementaires et organisations représentatives des acteurs de l’université. D'autant plus que la répartition du budget, entre les deux pôles de l’Université des Antilles pose également problème. Il est question, dans le texte, d’attribuer 60% des fonds à la Guadeloupe et 40% à la Martinique. C’est sur les critères d’attribution, que ça coince.
Pour Didier Destouches, un poste important n’est pas pris en compte.

ITW Didier Destouches

(Propos recueillis par Nadine Fadel)

L'adoption de ce projet de loi était très attendu des dirigeants et des syndicats. Jacky Narayaninsamy, directeur de cabinet du pôle Guadeloupe et Frederic Gérardin, secrétaire général adjoint du SPEG réagissent sur ces deux problématiques. 

Personnes interrogées par ordre d'apparition : 
Jacky Narayaninsamy : Directeur du cabinet du pôle de Guadeloupe
Frédéric Gérardin, Secrétaire général SPEG chargé de  l'enseignement supérieur

(Propos recueillis par Rémi Defrance)

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