Les résidents du CROUS se mobilisent face à l'insécurité de leurs logements

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Fouillole vue d'avion
©cc-by web uag
Après 3 agressions sur ces 3 dernières semaines, les étudiants logés au Crous se sont fait entendre hier pour dénoncer leur situation d'insécurité. Ils ont envoyé une lettre à la direction pour présenter leurs doléances.
La colère monte chez les étudiants installés au CROUS de Fouillole. Ils étaient mobilisés hier, pour dénoncer le manque de sécurité dans différents bâtiments de la résidence universitaire.

3 braquages en 3 semaines

Trois effractions ont été constatées en l’espace de quelques semaines, des braquages et agressions ont été perpétrés et des voitures ont été cassées par des éléments extérieurs qui ont réussi à pénétrer à l'intérieur de l'enceinte.  Ces jeunes logés au CROUS ont un ras le bol face à la recrudescence de l’insécurité. Une situation jugée inacceptable et intolérable par les locataires de la résidence universitaire qui refusent de continuer à vivre dans cette atmosphère de peur et de crainte constante. Aujourd’hui, ils sont même obligés d’assurer leur sécurité par leurs propres moyens en organisant des milices nocturnes pour assurer leur sécurité et celle de leurs véhicules.

Des demandes à la direction

Les jeunes mobilisés ont transmis hier une lettre à la direction de l'université pour réclamer des mesures d'urgence. Ils souhaitent que le CROUS soit totalement clôturé, que des loges et des agents de sécurité soient installés à tous les accès afin de vérifier l'identité de ceux qui pénètrent dans l'enceinte de ces logements. Ils réclament également des rondes régulières autour des bâtiments, la réparation des portes, l'installation de caméra et l'amélioration des éclairages afin de garantir de meilleures conditions de vie et de circulation. "L'administration veut nous faire croire que tous les bâtiments sont "cleans" mais ce n'est pas vrai et les étudiants le savent" à déclaré Sydney Auguiac, le porte parole de ces locataires. Écoutez sa réaction :

auguiac

(Propos recueillis par Chantal Horn)