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Le périple vers l'île de la Dominique

caraïbes
Les ravages de la tempête Erika à Grand-Baie dans le sud de la Dominique
Un square transformé en dépotoir, initialement dédié au Criket. L'espace a été complètement ravagé par l'eau ©Olivier Lancien
Le 26 août dernier, la Dominique, dans les Caraïbes, a été ravagée par la tempête tropicale Erika. Des pluies torrentielles se sont abattues sur l'île. Selon le dernier bilan, il y a 31 morts ou disparus. Une équipe de Guadeloupe 1ere s'est rendue en Dominique il y a quelques jours. RECIT PHOTOS. 
Le périple commence à la gare maritime internationale de Bergevin, à Pointe-à-Pitre. Il y a beaucoup de monde au départ ce mercredi matin. Officiellement, il n'y a plus de places disponibles pour la Dominique. 
Les ressortissants Dominiquais, l'aide humanitaire, mais aussi les étudiants, essentiellement américains, de la Ross University School of Médecine de la Dominique. 
Départ de la Gare Maritime internationale de Bergevin vers la Dominique
Une foule compacte qui tente de partir vers l'île de la Dominique, au premier plan des étudiant en médecine. ©Olivier Lancien

Après des négociations, la compagnie maritime, l'Espress des îles a affrété un navire avec une plus grande capacité, mais les bagages voyagent avec nous. 
 

A l'intérieur du Perle de la compagnie maritime
La navette maritime est partie vers l'île de la Dominique ©Olivier Lancien

 La Dominique est durement touchée par le passage de la tempête tropicale Erika. Officiellement, il y a 21 corps retrouvés et une dizaine de personnes encore disparue. L'aide internationale est présente. Chacun apporte sa pierre à l'édifice. la compagnie maritime L'Express des îles y participe. Elle transporte des denrées de première nécessité et beaucoup d'eau. 

 

Le commandant de bord
Enor Zaigault, commandant de bord du navire de la compagnie maritime ©Olivier Lancien.

Tout le monde participe à sa manière à la solidarité caribéenne


Nous sommes en Dominique 

Première escale sur l'île aux 365 rivières, Portsmouth, dans le nord. Les étudiants de la faculté de Roos University School of Médcine sont arrivés à bon port, ainsi qu'une partie de l'aide en provenance de Guadeloupe. 
 

Première escale Portsmouth
Portsmouth dans le nord de la Dominique, 1ere escale du navire ©Olivier Lancien

 
Après 45 minutes supplémentaires de navigation, nous arrivons à Roseau, la capitale du pays. De longues files d'attentes pour passer la police aux frontières et les douanes.
Nous nous précipitons à Grammar School, une école de la Dominique. Elle accueille les sinistrés du village de Petite-Savane, dans le sud du pays. Petite-Savane est totalement coupé du monde, impossible d'y accéder par la route, les ponts sont détruits. Les habitants ont été évacués par hélicoptère ou par bateau. 
Ils étaient plus de 600 dans cette école, il n'en reste plus que 120. Ce sont des personnes qui n'ont aucun parents dans la capitale. Le gouvernement doit trouver des solutions de relogement. 
 

Les sinistrés de Petite-Savane
L'école de Grammar School accueille des sinistrés du village de Petite Savane, les salles de classes ont été transformées en dortoir. ©Olivier Lancien

Nous rencontrons un de ces sinistrés Beron John. Il a toujours vécu à Petite Savane. Pour lui son village était un petit paradis... aujourd'hui, il ne veut plus y retourner
 

Un des sinistrés de Petite Savane
Beron John, sinistré, il ne veut plus retourner dans son village de Petite Savane ©Olivier Lancien

Les sinistrés de Petite-Savane sont dans l'attente

Sur place, la solidarité est de mise. Des dominquais se propose spontanément pour héberger des sinistrés. C'est le cas de Melvina. 

La solidarité se développe en Dominique


Impossible de se rendre à Petite Savane, il faut un hélicoptère ou un bateau, nous n'avons pas le temps matériel pour ces solutions. Par la route, nous nous dirigeons vers le sud de l'île très ravagé. Direction Grand-Baie... 
Paysage lunaire tout au long de la route. Des pans de montagne limés par l'eau, des routes coupés, des rivières qui ont pris plus de place, des maisons retournées, déplacées, éventrées. Nous arrivons à Grand-Baie. 

 

Le Sud Ravagé
Grand-Baie ©Olivier Lancien


Il faut tout reconstruire 

Sud de la Dominique
Grand-Baie, un square totalement détruit ©Olivier Lancien


Les canalisations d'eau potable n'existent plus 
 

Le Sud de la Dominique
Les canalisations d'eau potable sont détruites à Grand-Baie ©Olivier Lancien

La Red Cross de la Dominique gère la crise en lien avec les autorités du pays. Il faut sortir de la crise sanitaire et sociale avant de relancer le pays. 
 

La Croix Rouge coordonne les actions de solidarité
La croix Rouge de la Dominique en plein briefing avec la mission de la PIRAC, la plateforme d'intervention régionale Amérique Caraïbes ©Olivier Lancien

La Pirac de Guadeloupe en intervention


Le Gouvernement pense à l'avenir 

Chaque soir, le premier ministre de la Dominique Roosvelt Skerrit, anime une conférence de presse post-Erika, avec des membres de son gouvernement et de son cabinet. 
L'objectif sortir rapidement de la crise pour que le pays aille de nouveau de l'avant. 
 

Le pays doit se relever rapidement pour le gouvernement
Une conférence quotidienne de Roosevelt Skerrit, le 1er ministre ©Olivier Lancien.


Roosvelt Skerrit compte sur la solidarité nationale, internationale et régionale. Selon lui, la Dominique a fait un bond en arrière de 30 ans. Sans ces aides, la situation sera compliquée. Régulièrement, il remercie d'ailleurs, les Britanniques, les français, le Vénezuela, la Guadeloupe et la Martinique. 

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