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Une campagne contre le harcèlement sexiste dans les transports dans l'Hexagone, et en Guadeloupe ?

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Harcèlement dans les transports
©Ministère de l'Intérieur
Le gouvernement l’avait annoncé. Désormais la campagne est lancée et devient concrète à la vue de tous : le plan de «lutte contre le harcèlement sexiste et les violences sexuelles» dans les transports en commun, cette campagne a été présenté ce matin à Paris.
C’est Pascale Boistard, secrétaire d’Etat aux Droits des femmes et Alain Vidalies, secrétaire d’Etat aux Transports, qui ont présenté à la presse ce matin la campagne contre le harcèlement sexiste dans les transports voulue par le gouvernement. Pour Pascale Boistard cette campagne «vise à faire évoluer les comportements, pour qu'aucune agression ne soit banalisée ou ignorée. L'objectif est de donner à chacun et chacune des outils pour réagir».
Et le lieu de la conférence n’a pas été choisi au hasard. La gare Saint Lazare à Paris. C’est de là que  les deux secrétaires d’Etat veulent lancer le mouvement. Une campagne qui va donc se traduire dés aujourd’hui par des affiches et panneaux numériques dans les moyens de transports en commun de plusieurs grandes villes pour souligner aux yeux du public les situations auxquelles peuvent être confrontées les femmes. Ces affiches décrivent notamment les interpellations d'un agresseur que l’on suit tout au long d’un parcours sur une ligne du métro. Un parcours où son langage évolue, passant du simple «Mademoiselle!» à «vous êtes charmante» ou «c'est pour moi cette petite jupe?», jusqu'à «je vais te serrer» et «réponds sale chienne». En bout de ligne: «Stop - ça suffit». Parallèlement, des panneaux mettront en relief les sentiments de la victime, et en premier lieu, sa peur face à l’agresseur, mais aussi, l’absence de réaction des témoins de la scène.

Aucune déclinaison prévue en Guadeloupe

Malheureusement, il n’est pas encore prévu que cette campagne d’envergure nationale mais très localisée dans les grandes agglomérations, soit déclinée en Guadeloupe. Il est vrai que la structure du transport en commun est bien différente de celle de l’Hexagone. Pour autant, on ne peut supposer qu’une telle campagne soit inutile en Guadeloupe. Elle devrait en tout cas inciter les uns et les autres à une plus grande vigilance et surtout, à faire une nette distinction entre «  la drague » et le harcèlement sexiste ; une distinction qui devrait inciter les témoins trop souvent impassibles à une réaction salutaire.  
La campagne, présente sur Internet et les réseaux sociaux, sera aussi l’occasion de souligner les peines encourues par les agresseurs (6 mois de prison et 22.500 euros d'amende pour injures ou menaces, 5 ans de prison et 75.000 euros d'amende pour baisers forcés, mains aux fesses, frottements). Elle est aussi une occasion de donner des conseils aux victimes potentielles et aux témoins éventuels : Numéros d’urgence : 17 ou 112, sms au 114 pour les sourds et malentendants.
12 ENGAGEMENTS CONTRE LE HARCÈLEMENT SEXISTE ET LES VIOLENCES SEXUELLES DANS LES TRANSPORTS


1. Des “marches participatives” d’usagères pour améliorer la sécurité des femmes dans les transports
2. Une campagne de sensibilisation à l’automne 2015
3. Des messages pérennes
4. L’expérimentation de l’arrêt à la demande des bus la nuit
5. La mobilisation des services de l’Etat sur tout le territoire
6. Des services d’alerte téléphoniques plus efficaces
7. L’instauration de l’alerte par SMS
8. Le développement de nouveaux outils numériques d’alerte et de signalement
9. Un travail continu de suivi du phénomène
10. Des personnels mieux formés
11. Favoriser la mixité dans les entreprises de transport
12. Lutter contre la diffusion des messages sexistes
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