3ème et dernier jour d’audience, ce mercredi, pour le procès de Migaelé François

justice
Palais de Justice de Basse-Terre
©E. Stimpfling
Migaelé François, poursuivi pour le meurtre de Kessler Alcendor, dit Souké. Une affaire de règlement de compte entre dealers de cannabis. Hier, les témoins convoqués à la barre ne se sont pas présentés

Kessler Alcendor, c'est le nom de la victime connue sous le nom de Souké ou Souki ou Chouki. Mal connu d'ailleurs dans ce quartier des Abymes. Son passeport fait dire qu'il faisait de nombreux aller-retours avec la Dominique et son métier de dealer très actif laisse quand même penser qu'il n'était pas souvent conrôler à l'arrivée.
Il vendait son herbe, son cannabis, sur un territoire contesté de Vieux Bourg Abymes ; contesté par un autre Dominicais, Migaélé François.

C'est l'accusé, il est dans le boxe, un peu plus attentif. D'après l'enquête de police, Souki était souvent armé d'un fusil à pompe ou d'un coutelas. Et ce soir-là, ce - septembre 2019, il a un coutelas, mais pas le fusil.

Migaélé François le sait et c'est toute sa défense. Il en viendrait presqu'à plaider la légitmie défense. Il décrit alors, la scène d'un duel de western, où dans une ruelle, Kessler Alcendor a son fusil à la hanche, se retourne, va tirer mais Mickaélé François tire son Berreta chromé tout neuf de sa ceinture et tire juste avant d'être abattu.

Souki va quand même être littéralement troué comme une passoire : une balle dans le foie, une balle dans le pancréas, une dans la ratte, une dans chaque poumon, une balle dans le coeur et puis dans les bras aussi. Ca fait beaucoup : sept tirs pour un tir de défense. Et puis, c'est un peu le rêve de Michaélé François de passer pour un justicier, enfin presque.
Mais la réalité c'est que ce criminel ne vole pas haut. Il a tout avoué aux enquêteurs, enfin, sa version où il tue dans une sorte de duel face à face. La réalité c'est que personne n'a retrouvé le fusil à côté du corps de Souki. Personne n'a retrouvé le berreta nickel chrome payé 5300$ bw payé à la Dominique, jeté du pont de la Gabarre et que, d'après les témoignages, il n'y avait pas de fusil. D'autres témoignages disent cependant l'inverse.

Mais justement, ce procès est un peu agaçant, long et pénible et la présidente de la cour d'assises est en colère : les témoins ne viennent pas au tribunal, comme si leur convocation était une option, comme si Migaélé François faisait toujours peur. Il faut dire que sa compagne de l'époque a été menacée de mort si elle parlait aux policiers. 

Alors, Migaélé François épouvente-t-il toujours les témoins ? Il faut dire que le geste de tirer sur le public et les badauds à quatre ou cinq reprises, trahit quelque peu le sociopathe déséquilibré amateur de jeux vidéo.