À la Barbade, le nombre de cancers évitables augmente de façon inquiétante

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Parlement barbadien
Parlement barbadien. ©David Broad
L’île de la Barbade est confrontée à une augmentation du nombre de cancers. Des maladies qui auraient pu être évitées si la prévention avait été réalisée.

Le nombre de cas diagnostiqués de cancer colorectal est passé de 124 en 2008 à 163 en 2015 et le nombre de décès est passé de 66 décès à 98 décès sur la même période. Les choses ne se sont manifestement pas améliorées, avec la pandémie de Covid-19 et son impact évident sur les services de soins et sur la prise en charge des pathologies comme le cancer.

Si l'on ne dispose pas encore des dernières données incluant la période de la pandémie, il apparaît déjà clair qu'elle n'a pas aidé au dépistage et à la prise en charge d'un grand nombre de maladies, parmi lesquelles le cancer colorectal. Un des cancers qui préoccupe le plus les autorités sanitaires. 

Troisième cancer le plus répandu à la Barbade

Considéré comme évitable, ce cancer est le troisième le plus répandu aussi bien à la Barbade que dans le monde. Il est aussi le troisième causant le plus de décès. 

Dans le pays, ce cancer intervient principalement chez les 75 ans et plus. Pour le registre national de l'île, il est important d'insister auprès des familles et des soignants sur les implications des choix alimentaires de chacun sur le développement de ce cancer et sur ses symptômes.
Perte d'appétit, ballonnements inexpliqués, perte de poids inexpliquée et gêne abdominale persistante sont des indicateurs qui doivent faire l'objet d'examens, ont rappelé les autorités sanitaires. Ces dernières précisent que le manque d'activité, le manque de fibres alimentaires, un faible taux de calcium, une consommation insuffisante de fruits, de légumes et produits laitiers, une consommation accrue de viande rouge, en plus d'un surpoids et de la consommation d'alcool, augmentent le risque de cancer colorectal.