Affaire d'homicide involontaire de l'ouvrier Michel Franc, sur le chantier de Ravine Chaude : nouveau renvoi au 23/09/2021

justice lamentin
Tribunal de Pointe-à-Pître
L'affaire dure depuis 5 ans et, pour la 4ème fois, elle a été renvoyée, par le tribunal de Pointe-à-Pitre, à la demande de la défense ; au 23 septembre 2021. La famille de Michel Franc, ouvrier électrocuté en janvier 2015, sur le chantier où il livrait du béton, n'est pas prête de faire son deuil.
 
L'audience correctionnelle pour "homicide involontaire" d'un ouvrier du bâtiment, sur le chantier de rénovation de la station thermale de Ravine Chaude, à Lamentin, a été renvoyée, une nouvelle fois, par le tribunal judicaire de Pointe-à-Pitre ; au 30 septembre 2021. Une date lointaine, arrêtée ce jeudi 03 décembre 2020, pour une affaire qui dure depuis près de 6 ans, du fait de l'agenda déjà chargé du procureur.
 

Les faits

Souvenez-vous : le jeudi 8 janvier 2015, peu après 10h00 du matin, un salarié d'une société de béton, devait faire une livraison sur le chantier précité. Durant cette opération, le bras de la bétonnière qu'il manipulait a heurté un câble électrique à haute tension.
L'ouvrier a été électrocuté et est mort sur le coup. Il s'appelait Michel Franc. Il avait 34 ans. Il laissait, ce jour-là, une épouse et deux enfants.

Une famille qui, désormais, demande réparation du préjudice subi, pour la perte de cet être cher, mais aussi économiquement parlant.
 

L'affaire

C'est Maître Charles Nathey qui représente la famille du travailleur décédé.
Pour l'avocat, les faits ne peuvent être considérés comme un simple accident, dans la mesure où la victime est décédée dans le cadre de ses fonctions, sur un chantier non protégé, sur le plan sécuritaire.

Il existe plusieurs prévenus, dans cette affaire : Jocelyn Sapotille, maire de la commune de Lamentin, gestionnaire du site, ainsi que la SEMSAMAR, propriétaire du chantier, mais aussi les sociétés et les sous-traitants qui y intervennaient. C'est d'ailleurs pour l'un de ces derniers, spécialisé dans la livraison de béton, que travaillait Michel Franc. 
Ils sont diversement poursuivis pour "homicide involontaire par personne morale dans le cadre du travail", ou encore pour absence de protocole de sécurité.
 

Les renvois successifs

Seulement voilà : à chaque audience, la défense fait des demandes de renvoi ; c'était aujourd'hui la quatrième fois que l'affaire revenait au tribunal.
Pour l'avocat de la famille, il est temps que cette affaire soit jugée. Maître Charles Nathey répond à Claudia Ledezert et Rémi Defrance :
©Rémi Defrance - Guadeloupe la 1ère
La grève des robes noires, contre la réforme des retraites, fin 2019/début2020, a aussi considérablement influé sur le calendrier des audiences.

Le tribunal a indiqué que l'affaire sera retenue, à la prochaine audience... dans près de 10 mois.
Les Outre-mer en continu
Accéder au live