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L'agroforesterie en Guadeloupe reçoit l'agrément du gouvernement

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agroforesterie en Guadeloupe
C'est en réponse à une question posée par le sénateur Dominique Théophile que le ministre de l'agriculture a pu préciser la vision de l'Etat quant au développement d'une filière liée à l'agroforesterie en Guadeloupe
 En 2018, le Réseau Mixte Technologique soulignait déjà les directives de l'Etat pour le développement de l'agroforesterie en outremer : 

Le Plan de Développement de l'Agroforesterie (PDAF), lancé en 2015 par le Ministère en charge de l'agriculture, vise à accompagner la promotion des pratiques agroforestières sur l'ensemble du territoire français. Les cinq Départements d'Outre-Mer (DOM) français (Mayotte, Guadeloupe, Martinique, Guyane, la Réunion) sont caractérisés par leur éloignement géographique, un climat tropical et un contexte économique particulier. En conséquence, l'agroforesterie y prend des formes différentes de celles trouvées en métropole, et la question de l'application du PDAF, conçu au niveau national, se pose

Et de préciser ensuite que 

L’agroforesterie des DOM s’insère dans des filières agricoles principalement tournées vers une consommation locale des produits, et concerne avant tout les filières de diversification animale et végétale (petit élevage, fruits et légumes, PAPAM, vanille)

Autant d'arguments qui ont conduit le sénateur Théophile à interroger le ministre de l'agriculture sur les opportunités de développement pour l'agroforesterie, une manière d'organiser une alternative aux cultures traditionnelles.
©guadeloupe
Notons d'ailleurs qu'en juillet dernier, l’ONF a organisé un appel à projet ouvert à tous, entreprise, associations ou particulier, afin de privilégier la qualité des activités, leur pérennité et leur compatibilité avec les contraintes liées à l’exploitation du bois et la préservation écologique des écosystèmes forestiers.

Il s'agissait d'effectuer une sélection de 15 exploitants pour installer une activité permanente d’agroforesterie sur 15 sites en Forêt départementalo-domaniale (Lamentin, Petit-Bourg, Sainte-Rose, Deshaies) afin de cultiver en sous-bois dans le respect de l’écosystème forestier : vanille, café, cacao, poivre et fleurs.
Guadeloupe : un archipel à l'agriculture singulière
©Xavier Remongin / agriculture.gouv.fr
Il faut rappeler enfin qu'en France, le ministère de l’Agriculture a choisi d'être défenseur de cette technique supportée par ailleurs par l’Association française d’agroforesterie. Mais elle n’est appliquée que sur un peu plus de 10 000 hectares pour une surface agricole utile de plus de 27 millions d’hectares.
Pourtant, les travaux de l’INRA montrent que l’agroforesterie moderne est rentable quelque soit le type de culture.La Guadeloupe en chiffres

- 52 165 hectares de surface agricole utilisée, soit 30% du territoire ;
- 74 500 hectares d'espaces forestiers, soit 40% du territoire ;
- 7 000 exploitations agricoles ;
- 12 000 actifs permanents ;
- 592 000 tonnes de canne à sucre produites ;
- 75 270 tonnes de banane produites.
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