Aidants familiaux : un livre témoignage

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Etre aidant est une lourde tache quotidienne. Une aidante vient de sortit un ouvrage sur ce thème. « Mon époux est malade alors je me soigne ».
Etre aidant est une lourde tache quotidienne. Une aidante vient de sortir un ouvrage sur ce thème. « Mon époux est malade alors je me soigne ». ©Bruno Pansiot-Villon
Témoigner et aider les aidants à se préserver au quotidien dans leur lourde tâche d’accompagnement des plus vulnérables... Une aidante vient de sortir un ouvrage sur ce thème. « Mon époux est malade alors je me soigne », aux éditions Vérone, c’est son titre. Elle y prodigue notamment des conseils.

Face à la maladie, il y a les stigmates physiques et psychologiques. Mais il y a également les souffrances et les contraintes des aidants familiaux. Ceux qui œuvrent quotidiennement pour venir en aide aux personnes malades ou en situation de handicap. Une occupation à temps complet aussi éprouvante.

Arsenia Rousseau-Arlequin, elle, a voulu mettre des mots sur son expérience d'aidante familiale. Car c'est auprès de son mari, souffrant d'un cancer et décédé il y a six mois, qu'elle a accompagné sans relâche pendant plusieurs années, qu'elle a établit une relation transactionnelle avec la maladie.  

Un ouvrage comme une lettre ouverte sur son vécu et à sa préparation mentale et physique pour ne pas sombrer d'épuisement.

C'est un témoignage authentique d'où le titre "Mon époux est malade alors je ME soigne". Et le "ME" répond à mon rôle d'aidant. Il s'agit de me préparer, de me protéger car je sais que se présentent à l'horizon d'énormes difficultés.

Arsenia Rousseau Arlequin, aidante

Un témoignage d'expériences et de conseils pour entourer le malade dans tous les aspects de son être et de sa vie. Un poids lourd de la difficulté qui s'annonce.

En qualité d'aidant, je construis des stratégies de protection et de défense pour éviter de succomber à l'épuisement. Nous devons modifier nos projets tout en gardant espoir en des jours meilleurs, mais en étant pleinement conscients de l'existant.

Arsenia Rousseau Arlequin, aidante

Car il faut le dire, c'est une épreuve extrêmement difficile, lourde, compliquée. Et les statistiques le confirment puisqu'elles énoncent que plus de 35% des aidants meurent avant la personne accompagnée.  

Arsenia Rousseau-Arlequin, aidante

©Guadeloupe

Jean-Claude Despois, voisin aidant et ami de la famille 

©Guadeloupe

Après la publication de son livre, Arsenia pense déjà à l'avenir. Elle qui s'occupe également de sa maman, veut transmettre ce qu'elle a appris de son expérience d'aidante et devenir à présent aidant témoin et coach.

Arsenia Rousseau-Arlequin, aidante

©Guadeloupe

Selon Arsenia Rousseau-Arlequin, cet ouvrage est une ressource informative qui peut apporter une précieuse contribution à un aidant afin de construire des stratégies de défense ou l'aidant a besoin d'être protégé.