An II du Coronavirus : L'année où Vaval est mort...du Covid

carnaval
vaval de Nation
©J-M. Mavounzy

Un jour pour que les adhérents des différents groupes les plus téméraires, se retrouvent une dernière fois pour partager quelques moments conviviaux, et pour d'autres, de braver une dernière fois les interdits, histoire de croire qu'il y a malgré tout eu un carnaval en cette année 2021.

Au local du groupe "Nation", comme ils l'ont fait chaque dimanche durant ces deux derniers mois, les adhérents se sont retrouvés. Une manière de maintenir le lien et de faire battre les coeurs malgré les restrictions. Mais la grillade du jour aura beau être d'un bon goût, elle n'aura en rien la chaleur d'antan, de ces années où le carnaval se courrait vraiment, dans les rues et pas sous les arbres, avec frasques, musiques, chorégraphies et tout ce qui fait du carnaval un temps fort de la culture guadeloupéenne.

Gina Gabon-Pioche, présidente de Nation à Neg Mawon

Nation grillade
©J-M. Mavounzy

Sur le terrain, un bwa-bwa à l'effigie de Vaval trône. Il n'a pas connu les grands défilés de ses prédecesseurs. Lui, il est là pour marquer le coup. Comme eux, à la tombée du jour, il s'en ira en fumée pour attendre cette résurrection qu'on lui a volontiers promise pour la prochaine mi-carême. Personne n'a dû oser lui dire que désormais, sur terre, on ne dit plus "si Dieu le veut" comme autrefois, mais "si le coronavirus le permet". D'ailleurs, si l'on en croit l'écriteau qui surmonte son gibet, il a lui aussi été victime du Covid-19.

vaval covid
©J-M. Mavounzy

Même ambiance au local du groupe "Le Point". Ici on range et on discute. Et on en parle encore de ce carnaval au cours duquel "Le Point", comme d'autres groupes, n'a pas voulu prendre de risque comme certains l'ont fait. La santé des membres passaient avant tout le reste. Et ça, on ne le regrette même pas, compte tenu du contexte sanitaire.

Le Point
©J-M. Mavounzy

Patrice Termosiris Président du Point

Ce soir, ici comme ailleurs, on brûlera Vaval pour faire comme d'habitude. Ailleurs, certains essaieront encore de conjurer le sort. Et puis demain, on n'aura plus à y penser : le carnaval qui n'a jamais commencé sera terminé... Jusqu'à la mi-Carême... Si le coronavirus le permet.

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