Après de sombres années, le mariage a encore la côte

société
Mariage en Guadeloupe
L'INSEE vient de publier une étude menée sur ce que le mariage représente aujourd'hui. On y apprend qu'après avoir considérablement chuté depuis 1973, l'intérêt pour le mariage se stabilise. En Guadeloupe  comme dans le reste de l'Outremer, on préfère se marier dans sa commune de résidence
En premier lieu, l'étude souligne que, depuis six ans, le nombre de mariages stagne. En effet, En 2018, 234 700 mariages ont été célébrés en France (figure 1), soit environ autant qu’en 2017 (233 900 mariages). Le nombre de mariages entre personnes de sexe différent s’élève à 228 300 ; il est relativement stable ces six dernières années, pendant lesquelles il a fluctué entre 225 600 et 231 200.
Depuis 60 ans, le nombre de mariages n’a cependant jamais été aussi faible que ces dernières années. De 1958 à 1972, le nombre de mariages augmentait compte tenu du rajeunissement de l’âge au mariage et de l’arrivée des générations nombreuses du à l’âge adulte. Il avait alors atteint le point culminant de 423 000 mariages. Il a ensuite diminué jusqu’à la fin des années 1980 : 271 800 mariages ont été célébrés en 1987.
Entre 1988 et 1999, le nombre de mariages a évolué entre 260 000 et 300 000, sans qu’une tendance à la hausse ou à la baisse ne se dessine. Après la mise en place du Pacs (fin 1999), le nombre de mariages a repris sa baisse tendancielle, avec une exception notable entre 2010 et 2012. En 2011, consécutivement à une modification de la législation fiscale, les couples qui se marient ou se pacsent n’ont plus la possibilité de faire trois déclarations de revenus différentes l’année de leur union.
Ce dispositif permettait à des personnes choisissant de s’unir en milieu d’année de réduire leur impôt sur le revenu. Cette réforme a pu avoir un effet dissuasif l’année de sa mise en place en 2011 entraînant ainsi une baisse des mariages, suivie d’une reprise en 2012, marquée par un effet de rattrapage dû aux reports des mariages initialement projetés pour 2011.

La commune de naissance est aussi celle du mariage


42 % des personnes mariées en 2018 se sont unies dans leur département de naissance et 8 % dans leur commune de naissance. C’est davantage le cas dans le nord et l’est de la France, ainsi que dans les DOM, mais rare en Île-de-France.
Huit personnes sur dix se marient dans leur commune de résidence. Cela est plus fréquent pour les mariés les plus âgés, ceux de nationalité étrangère et ceux en couple de même sexe.

Pour voir l'ensemble de l'étude : 

En 2018, quatre personnes sur dix se marient dans le département où elles sont nées