Crise sociale : une matinée pour remobiliser les troupes avant la rencontre avec les élus

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conférence de presse organisation en lutte
©Laetitia Broulhet
Ce jeudi 9 décembre 2021, le collectif des organisations en lutte organisait une conférence de presse devant le CHU. Les principaux représentants des professions impactées par l'obligation vaccinale ont rappelé les raisons pour lesquelles la mobilisation ne devait pas faiblir.

C’était un peu une ambiance de "grand conseil de défense" pour cette conférence de presse du collectif des organisations en lutte. Après la mobilisation de la rue, l’heure est à la préparation des négociations. L'occasion par conséquent de faire, de nouveau, et publiquement, un point sur la situation critique des professions impactées par l’obligation vaccinale.

©Guadeloupe

Les représentants syndicaux ont bien reçu la copie des élus, mais entendent discuter d'abord de la méthode.

« Dans le document proposé par les élus, nous avons les modalités techniques de la négociation et un agenda. Nous répondons à cela que nous sommes d’accord pour discuter, car notre objectif a toujours été de provoquer la négociation avec les élus et avec l’État et c’est pour cela que nous avons proposé aux élus de se rencontrer dès ce vendredi matin. »

Maïté Hubert M'Toumo

 

En clair, les deux parties principales semblent d’accord pour réaliser ensemble une méthodologie commune qui permettra ensuite de démarrer les négociations. Et ce sera justement l’objet de la rencontre de ce vendredi 10 décembre 2021.

L’obligation vaccinale en question

Toutefois, une ombre plane sur ces bonnes intentions. En effet, les représentants du collectif des organisations en lutte ne cachent pas que les conditions sine qua non à l’aboutissement des négociations sont l’arrêt des suspensions des personnels soignants et des libéraux non vaccinés et la levée, en Guadeloupe, de l’obligation vaccinale et du pass sanitaire.

Autrement dit, influencer sur un dispositif législatif national, sur lequel, le Président de la République et le ministre de l’Outremer ont déjà fait part de leur inflexibilité. Pour l’heure, il est encore difficile d’évaluer la marge de manœuvre des députés et des sénateurs sur cette question, d’autant qu’elle n’apparaît pas dans les propositions de solutions signées unanimement par tous les élus le 7 décembre dernier en clôture de leur conférence de presse.

Par ailleurs, il n’y a toujours pas de déclaration publique sur la présence du préfet, ou d’un représentant, à la table des négociations.

Ainsi, l’accalmie par laquelle semble passer, depuis quelques jours, la mobilisation, pourrait être de courte durée. De lourds enjeux continuent de peser sur ces négociations.