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Les commerçants pointois inquiets après le départ de l'escadron de gendarmerie affecté à la sécurité de la ville

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Septembre 2016, arrivée de l'escadron
©Septembre 2016, arrivée de l'escadron
Après le départ pour Mayotte des 35 gendarmes mobiles affectés depuis un an et demi à la ZSP de l’agglomération pointoise, les commerçants de Pointe-à-Pître demandent à leur tour l’envoi d’un nouvel escadron.
Ils sont partis sans crier gare… L’escadron de gendarmes mobiles, envoyé en Guadeloupe en septembre 2016 (par le ministère de l’Intérieur de l’époque), après la vague de violence (marquée par le meurtre du jeune Yohann Equinoxe), vient d’être affecté à Mayotte, afin de faire face à la crise sociale qui touche ce département depuis le 20 février, avec une grève générale et des barrages routiers. Ces militaires (qui étaient 70 au départ, réduits ensuite à 35), étaient en renfort dans la ZSP, la zone de sécurité prioritaire de l’agglomération pointoise.
©guadeloupe

Leur départ, en tout cas, inquiète les syndicats de police, mais aussi les commerçants de Pointe-à-Pître, qui demandent au gouvernement l’envoi d’un nouvel escadron pour les remplacer.

Maryse Romanos, présidente de la Fédération des commerces de la région pointoise

Le départ de ces militaires inquiète aussi les policiers du commissariat central de Pointe-à-Pître. Après SGP Police-FO, le syndicat Alliance Police réagit à son tour. Il demande au gouvernement d’apprécier autrement la situation des fonctionnaires, qui exercent dans des conditions de plus en plus difficiles. 

Claude Jeannay, délégué départemental d’Alliance police,

Après les députés Justine Bénin et Max Mathiasin, intervenus auprès du gouvernement, le maire des Abymes et président de Cap Excellence, réagit lui aussi. Eric Jalton parle d’une « décision regrettable ». Dans un communiqué, il souligne que « le niveau d’insécurité sur la conurbation Pointe-à-Pître/Baie-Mahault/Abymes est encore suffisamment élevé pour le maintien du même niveau d’effectif de police et de gendarmerie ». L’élu en appelle à la responsabilité des autorités de l’Etat.
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