Coronavirus : le CHU de Guadeloupe a mis en place sa stratégie de traitement à la chloroquine

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L’hydroxychloroquine
Le service infectieux du CHU de la Guadeloupe a mis en place un protocole de traitement avec l'association de la chloroquine et un antibiotique. La stratégie a été présentée aux médecins libéraux par une vidéoconférence depuis le siège de l'ARS, hier. 
Hier, à l'occasion d'un visio-conférence sur la télémédecine avec les médecins libéraux, le chef du service infectiologie à expliqué aux médecins libéraux la stratégie à mettre en place pour l'utilisation de la chloroquine. La stratégie adoptée est de ne traiter à la chloroquine que les patients qui présentent des facteurs de risque connus de mauvaise évolution de la maladie.
 

Traiter les patients présentant les facteurs de risque connus en début de maladie


Les médecins libéraux seront en première ligne pour repérer ces patients se présentant à eux avec des signes évocateurs du coronavirus. Pour Pierre Marie Roger, chef du service infectiologie du CHU de Guadeloupe, il s'agit de trouver une solution intermédiaire entre traiter tout le monde comme le fait l'équipe du professeur Raoult à Marseille et traiter au moment de la détresse respiratoire. Pour Pierre Marie Roger, traiter tout le monde alors que la grande majorité des malades guériront d'eux-même sans intervention médicamenteuse n'est pas très optimale. Mais il ne faut pas non plus attendre la détresse respiratoire, car ce serait intervenir trop tard.
Quand ils repèrent des patients présentant ces risques de mauvaise évolution de la maladie, ces patients sont alors hospitalisés pour un traitement en début de maladie, si  le traitement à base de chloroquine associé à un antibiotique est estimé efficace par les médecins du service infectiologie. Ils seront alors traités d'abord en milieu hospitaliers puis pourront retourner chez eux et être soignés en ambulatoire.