Coronavirus : les 15 jours à venir seront les plus difficiles a affirmé Edouard PHILIPPE en mi-journée.

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Discours du 1er Ministre ce 28 mars.
Où en est la France, en ce dimanche 28 mars, face à la pandémie due au virus Covid-19 ? Le Premier Ministre, Edouard PHILIPPE a répondu aux questions qui se posent, après près de deux semaines de confinement. Et, a-t-il été annoncé d'emblée : "la guerre ne fait que commencer".
Le Premier Ministre, Edouard PHILIPPE et le Ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier VERAN, ont fait un point complet sur la situation du pays face à l’épidémie de Covid-19, en cette mi-journée de dimanche.
Un rendez-vous, auquel ont participé également le Directeur général de la Santé, le professeur Jérôme SALOMON, ainsi que le professeur Arnaud FONTANET de l'Institut Pasteur et la professeure Karine LACOMBE, de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris.
L'occasion d’aborder l’ensemble des questions relatives à la progression du virus et à la stratégie de la France, pour y faire face. Autre point abordé en détails : le renforcement de nos capacités sanitaires et de nos protections.
 

Le pic est à venir


D'emblée le ton a été donné, avec la déclaration d'Edouar PHILIPPE, en ouverture de conférence de presse :

Les 15 jours premiers jours du mois d'avril seront plus difficiles que ceux qui viennent de s'écouler.
Nous doublons le nombre de cas positifs, tous les 3 ou 4 jours.


Pourquoi faut-il absolument que le confinement soit respecté par la population ? Parce que, selon la déclaration de la professeure Karine LACOMBE :

Le Covid-19 est contagieux avant d'être symptomatique.
Chaque personne infectée peut en contaminer entre deux et trois autres.

 

Une stratégie nationale en 3 points


          1- La capacité d'accueil

Le point numéro 1 de la stratégie de la France : augmenter la capacité d'accueil en réanimation, des actuels 5 000 lits, sur tout le territoire national, à 10 000 lits aujourd'hui disponibles, grâce à des déprogrammations d'interventions non prioritaires. L'objectif, pour les jours à venir, est d'atteindre les 14 000 lits disponibles en réanimation.
Pour la Guadeloupe et la Martinique, le premier Ministre a notamment évoqué l'envoi de 32 respirateurs supplémentaires depuis l'Hexagone. Les Antilles sont passées de 81 à 169 lits, depuis le début de la crise.

Comme déjà évoqué à plusieurs reprises, la mesure de confinement prolongée doit permettre de répartir le nombre de personnes infectées dans le temps et, donc, d'éviter l'engorgement des services de prise en charge ; démonstration faite par l'épidémiologiste Arnaud FONTANET.

A Olivier VERAN de renchérir, en présentant la stratégie hospitalière, qui se décompose comme suit :
  • L'activation partout du Plan blanc
  • Au moins un hôpital Covid par département
  • Et la mobilisation de tous les hôpitaux, publics et privés
          2- Le personnel et le matériel

Autre enjeu de taille, le numéro 2 : l'augmentation des ressources humaines et du matériel.
Un appel a été largement adressé aux soignants, pour venir renforcer les personnels des hôpitaux. Une plateforme spécifique a été mise en place : www.renfort-covid.fr

          3- La répartition des patients

Le Gouvernement va aussi faciliter (point 3), le transfert de patients, des hôpitaux sur-sollicités aux régions moins impactées par le virus. Nombre de malades ont déjà pu être pris en charge, après des déplacements par hélicoptère, ou encore par TGV.

Enfin, à propos du dépistage de la maladie, le 1er Ministre annonce avoir entendu les préconisations de l'Organisation mondiale de la santé, qui prône une large extantion de cette mesure. Des tests rapides seront disponibles durant la phase de déconfinement, soit 30 000 en avril, 60 000 en mai et 100 000 en juin, en plus des tests biologiques traditionnels, prévus eux-aussi d'être ouverts à davantage de personnes.
Les Outre-mer ne seront pas oubliés, a-t-il été annoncé. Des livraisons de matériels de dépistage, mais aussi de masques, sont annoncées.
 

Les renforts pourront venir de l'étranger


Pour la première fois, Edouard PHILIPPE a évoqué la possibilité de mobiliser des médecins ayant un diplôme "hors Union Européenne". Un décret, en ce sens, sera publié dès la semaine prochaine.
 

La conférence de vidéo


Vous pouvez visionner, ici, la première heure de cette conférence de presse :
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