Covid-19 : les taximen paient un lourd tribut

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Taximans et covid-19
©D. Quérin
Dans le combat mené contre la Covid-19, il y a des métiers qui sont plus exposés que d'autres. Malgré une parade organisée par la profession, les taxis payent un lourd tribut à l'épidémie. En deux mois, on enregistre au moins 5 décès de conducteurs.

Patrick Chouan, ce chauffeur de taxi exerce à l'aéroport depuis plus de vingt ans. Aujourd'hui, il ne cache pas sa préoccupation face aux nombreux décès enregistrés dans la profession. Il ne comprend pas l'absence de protocole spécifique pour les taxis conventionnés conduisant des malades assis. Ces patients sortent du CHU pour différentes causes et peuvent transporter le virus avec eux.

Patrick Chouan, chauffeur de taxi

"C'était de vrais professionnels". Voilà les mots des taximen face à la mort de leurs confrères. Le dernier décès en date remonte à une semaine. Ils avaient la soixantaine et se conformaient scrupuleusement au protocole sanitaire. En cause, à l'aéroport, une clientèle qui ne respecte pas les gestes barrières.

Roland Cézaire, chauffeur de taxi

Bien que protégé par un plexiglas, un nettoyage strict du véhicule et l'application de mesures sanitaires, le métier reste dangereux.

Jocelyn Bourgarel, président de l'Union national des taxis

Aujourd'hui, les taximen ne veulent plus avoir à déplorer de décès dans la profession et appellent leurs confrères à exiger le respect des gestes barrières.