Covid : il y a un an, le variant Delta foudroyait la Guadeloupe

coronavirus
Plus d'un millier de décès du Covid 19 en Martinique
. ©Pol.1
Il y a un an, le Covid et son variant Delta, faisait des ravages en Guadeloupe entre mi-juillet et mi-octobre, avec un pic en août. 822 morts, qui ont marqué la Guadeloupe.

La Guadeloupe sous cloche en plein mois d'août, on n'avait jamais vu ça mais officiellement, les indicateurs s'affolent. L'année dernière, l'archipel n'échappe pas à la vague foudroyante d'une ampleur inédite portée par le variant Delta dans tout l'Outremer.

Les taux d'incidence et de positivité explosent entre le 9 et le 13 août. La situation sanitaire bascule : on recense 5108 nouveaux cas sur une semaine, 14 personnes décèdent du virus. Nous sommes alors en période d'état d'urgence sanitaire, le préfet forme ses prérogatives exceptionnelles et va durcir dès le vendredi 13 le confinement, et imposer un couvre-feu. La Guadeloupe est cloîtrée, le variant Delta va marquer la Guadeloupe profondément dans sa chair.

Des décès en cascade

Delta, ce sont ces morts en cascade officiellement répertoriés comme décédés du virus, qui s'entassent à la morgue de l'hôpital et dans les chambres funéraires, dans des conditions qui font frémir.

Des victimes que l'on porte en terre à la va-vite et dans la plus stricte intimité. Delta c'est aussi la tension hospitalière, des urgences et une réanimation déjà à bout de souffle en tant normal, qui sont impuissantes. C'est aussi cette rupture incroyable, incompréhensible dans l'approvisionnement en oxygène médicale. Le tout sur fond de polémique sur une vaccination qui ne convient pas à la majorité des guadeloupéens. Les soignants réfractaires sont suspendus, des patients transférés en urgence sanitaire vers l'hexagone tandis que des renforts arrivent de France. 

Des contingents dont le séjour alimentera bien des polémiques sur l'organisation et le fonctionnement du service public hospitalier.