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Alerte Guadeloupe

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La DEAL évalue le niveau de risque

La DEAL est le « bras armé » de l’Etat, dans sa mission de sécurisation des Français, face aux risques majeurs. Elle a, donc, fort à faire, en Guadeloupe, tant les menaces sont nombreuses.
 

Ici, l'évaluation de l'exposition des côtes, au risque tsunami.
Ici, l'évaluation de l'exposition des côtes, au risque tsunami.
  • Par Nadine Fadel
  • Publié le , mis à jour le
Les recommandations des plans de prévention, réglementaires et de la plus haute importance, sont intégrées aux documents régionaux et communaux.

Entretien « Alerte Guadeloupe », avec Jean-François BOYER, Directeur de la Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DEAL) Guadeloupe.
 

Extrait de cette interview :

Alerte Guadeloupe : Où se place la DEAL dans le vaste dispositif de prévention des risques et de gestion de crise ?

© DEAL Guadeloupe

Jean-François BOYER : Dans le domaine des risques, l’Etat garde un rôle important pour porter les éléments de contrainte qui permettent de diminuer le risque. Je m’explique : les collectivités locales définissent le développement du territoire ; la Région avec un certain nombre de plans et les communes avec le PLU (le plan local d’urbanisme). A l’intérieur de ces documents de planification, qui sont de la responsabilité des élus locaux, ces derniers doivent intégrer un certain nombre de contraintes, dont la prise en compte des risques ; cela, c’est l’Etat qui le porte, à travers des plans de prévention des risques. Quand je parle de contraintes, j’évoque « ce qui va sécuriser les gens »... ce qui est extrêmement important. C’est une mission que l’Etat n’a jamais décentralisé, parce que la sécurité due à tous les Français, de façon homogène et de façon générale. L’Etat, c’est le Préfet... et le bras armé, c’est la DEAL.

« Pour évaluer le niveau de risque, on compare l’aléas (ce qui peut arriver) et l’enjeu (les conséquences qui peuvent en résulter). »

 

A.G. : Sur quoi vous appuyez-vous, pour identifier et évaluer ses risques ?

J-F.B. : En matière de plans de prévention des risques naturels, on a, d’un côté, un aléa, c'est-à-dire « ce que la nature peut nous faire subir » et, ensuite, les enjeux.
Par exemple, en cas d’inondation, l’aléas est la montée des eaux. Dans ce même cas, l’enjeu est nul si l’eau monte dans une prairie, mais si c’est dans une zone urbanisée l’enjeu est très fort.
Le niveau de risque résulte du recoupement entre les aléas de la nature, que l’on va modéliser et étudier, en fonction du passé... et l’enjeu, souvent lié à l’activité humaine et au danger pour la vie des gens.
C’est comme cela que l’on élabore les plans de prévention des risques naturels (PPRN). C’est un boulot technique, dont résultent des documents, qui s’imposeront aux gens et dont la valeur réglementaire est très importante. Et, donc, pour cela, il y a toute une batterie de concertations, d’enquêtes publiques, etc.

A.G. : Outre définir des contrainte, vous êtes aussi à l’origine d’action de prévention ?

J-F.B. : Oui. Notamment à travers le « Plan Séisme Antilles »*, qui vise à financer la réduction du risque, auquel sont exposés des populations sensibles. On a traité les centres de secours, en premier. Mais aussi, les écoles, les collèges et les lycées. On conforte, d’un point de vue sismique, ou on reconstruit un grand nombre d’établissements scolaires. Pour cela, il y a un fonds, qui s’appelle le Fond de prévention des risques naturels majeurs (FPRNM) ou Fonds Barnier. C’est un fonds assuranciel que l’Etat gère et qui permet de venir financer un certain nombre d’opérations, par exemple, aux Antilles, ce « Plan Séisme Antilles ».

 


 

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