"Déboulé a kont" au Mémorial ACTe

culture
Benzo musique
©Laurent Salcède
Les contes créoles remis au goût du jour avec une étude des scolaires de Guadeloupe. Le Mémorial ACTe et Benzo vont faire revivre cette culture de l’oralité.
Le "déboulé a Kont" c’est au Mémorial Acte. une carte blanche au conteur bien connu Moïse Benjamin, alias Benzo. Une carte blanche qui aura lieu dimanche. Des jeunes, des scolaires rendront public leur travaux autour du conte.
Il a fallu plusieurs rencontres étalées sur tout le trimestre, mais le résultat est là, il sera dévoilé en présence d’autres conteurs. une occasion de remettre au goût du jour la tradition orale. 

Christelle Martial Guadeloupe La 1ère

Le site " Mamanthé Association" rappelle que :

L’oralité a une grande importance dans la culture créole. Dans « Eloge de la créolité » (1989), Jean Bernabé, Patrick Chamoiseau et Raphaël Confiant affirment que « l’oralité est notre intelligence, elle est notre lecture de ce monde ». On la trouve sous plusieurs formes : Contes, proverbes, devinettes, comptines, berceuses. Les traditions orales ont été développées aux Antilles par les esclaves d’Afrique, où elles jouent un rôle essentiel.


Pour découvrir des contes antillais, voici ce que propose le site " PotomitanOrigines et tradition par Marie-Louise Mongis, conseillère pédagogique (15/03/2006)

– Les Antilles, colonisées par les Espagnols, les Anglais et les Français, furent pendant trois siècles le lieu de destination des esclaves de la traite des Noirs. Issu du conte africain originel, le conte antillais fut l’un des rares modes d’expression ayant permis aux esclaves puis à leurs descendants d’exprimer leurs sentiments et leurs révoltes à l’égard de la société coloniale. Cette tradition du contage perdure, surtout à l’occasion d’événements particulièrement tragiques (comme le crash de l’avion au Venezuela en 2005).
Lors des veillées funéraires, l’entourage du défunt se réunit en cercle, près de la maison où le corps est exposé. Les conteurs se succèdent jusqu’au lever du jour et relatent aux enfants et aux adultes des histoires ou des anecdotes sur la vie du disparu. Entre ces récits, on chante, on lance des devinettes (titim et sirandanes). Au petit jour, les flambeaux s’éteignent et chacun se retire après un bref passage auprès du défunt.

– Le conte ne se disait qu’en créole. Pour maintenir l’attention, les conteurs interrompaient leur récit par de retentissants : « Et cric ! », ou bien, plus loin dans le conte, « Et misticric ! ». Les auditeurs répondaient en chœur : « Et crac ! », ou bien « Misticrac ! ». De temps en temps, il lançait : « Est-ce que la Cour dort ? ». « Non, la Cour ne dort pas ! » répondait-on en chœur ; « Si la Cour ne dort pas, qu’elle écoute encore ce que je vais raconter ! », et le conteur poursuivait sa prestation.
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