Décès d'un adolescent dans son sommeil, à Baie-Mahault : résultat d'une rupture d'anévrisme, selon le procureur

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Patrick Desjardins, procureur de la République de Pointe-à-Pitre ©Guadeloupe La 1ère
Le procureur de la République de Pointe-à-Pitre vient de communiquer les premiers résultats de l'enquête, suite à la mort d'un élève de seconde du lycée "Charles Coeffin", à Baie-Mahault, dans son sommeil. Il peut s'agir d'une rupture d'anévrisme, sans aucun lien avec le vaccin anti-Covid.

Dans la nuit du 12 au 13 octobre 2021, un élève de seconde, scolarisé au lycée "Charles Coeffin", est mort dans son sommeil, à son domicile de Baie-Mahault. Un drame qui a provoqué un vif émoi.

Des voix se sont immédiatement élevées, pour affirmer que ce décès serait dû au vaccin, contre la Covid-19, que l'adolescent aurait reçu plusieurs mois auparavant. Une hypothèse émise sans preuve.

Informée, l'Agence régionale de santé (ARS) a tout de suite annoncé que le corps du jeune serait autopsié, pour identifier formellement les causes du décès, alors qu'à 15 ans, il paraissait en parfaite santé.

Et, ce jeudi 21 octobre, c'est le procureur de la République de Pointe-à-Pitre, Patrick Desjardins, qui vient de lever le voile, sur cette mort subite, dans un communiqué.
Le Parquet avait, en effet, ouvert une enquête en recherche des causes de la mort, confiée à la brigade de gendarmerie de Baie-Mahault.
En voici la conclusion :

A ce stade de l'enquête, il apparait donc que la mort est d'origine naturelle, conséquences d'une hémorragie cérébrale de type rupture d'anévrisme.

Patrick Desjardins, procureur de la République

Selon les résultats de l'autopsie, pratiquée le lundi 18 octobre 2021, le décès du jeune garçon n'a pas été provoqué par l'intervention d'un tiers. Il est question de la "survenance d'une hémorragie cérébrale brutale et massive, au-delà de toutes ressources thérapeutiques", explique le procureur.

Des analyses complémentaires ont été ordonnées, "à la recherche de pathologies intercurrentes", est-il précisé. Les résultats pourront permettre de préciser les causes de l'hémorragie cérébrales

Les supputations actuellement diffusées par les réseaux sociaux faisant un lien entre le décès et la prise du vaccin anticovid, en mai 2021, ne reposent sur aucun fondement scientifique et ne peuvent être validées.

Patrick Desjardins, procureur de la République