Des bactéries à l'origine de la sévérité de certains cancers de la prostate

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Cinq bactéries en cause dans le cancer de la prostate ©santé sur le net
Des chercheurs anglais émettent l’hypothèse qu’outre les pesticides type chlordécone, des bactéries peuvent aussi avoir un rôle dans le cancer de la prostate. Ils viennent de publier les résultats de leurs recherches dans la revue « European Urology Oncology ». Des résultats des recherches qui corroborent cette hypothèse et en précisent même le lien.

Anaeroccocus, fenollaria, peptoniphilus, porphyromonas et fusobacterium…Ce sont elles qui pourraient expliquer pourquoi certains cancers de la prostate sont plus agressifs que d’autres.

Grâce à cette étude menée sur 600 hommes, des scientifiques britanniques viennent d’identifier ces 5 genres de bactéries couramment présentes dans les échantillons d’urine des patients touchés par cette pathologie. En les utilisant comme biomarqueurs, elles pourraient donc également avoir une utilité dans le pronostic potentiel.

L’implication de bactéries dans le développement de certains cancers est étudiée depuis longtemps et le lien était déjà prouvé par exemple dans le cas de de l’élycobacter pylori et du cancer de l’estomac ou du papilloma virus et du cancer de l’utérus.
Cette fois-ci c’est donc un nouvel organe qui pourrait être victime d’autres bactéries. Celles-ci étant connues pour se loger dans la région urogénitale et le tissus prostatique, les chercheurs ont donc voulu comprendre s’il existait un lien entre leur présence et le développement ou la progression du cancer de la prostate.

Tests faits en hôpîtal
. ©ThisisEngineering RA Unsplash


Deux étapes sont encore à franchir en la matière. D'abord, les chercheurs cherchent à savoir si les bactéries provoquent le cancer de la prostate ou l'aggrave. Si une telle relation de cause à effet est établie, c'est la manière de soigner ces cancers qui pourraient évoluer considérablement.
Ensuite, si les travaux menés en vue d'une telle confirmation s'avèrent, des tests pourront aussi être mis en œuvre pour cibler les hommes les plus à risque et peut-être, leur éviter la mort.

Le cancer de la prostate est le plus fréquent chez l’homme, et encore plus chez l’homme noir. Chez nous le rôle du chlordécone dans le déclenchement de la maladie avait également déjà largement été prouvé.