Des découvertes françaises et chinoises quant à la transmission de la dengue et du zika par les moustiques

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Aedes aegyptis / dengue
Le moustique Aedes aegypti, vecteur du virus de la dengue ©PHIL-CDC-GATHANY
Des nouvelles sur le front du moustique Aedes, vecteur du zika, du chikungunya et de la dengue … Deux équipes de chercheurs, l’une française, l’autre chinoise ont récemment fait des découvertes qui permettent de mieux comprendre comment se diffusent ces maladies.

Une nouvelle étude menée par des chercheurs français et chinois sur le moustique Aedes est menée actuellement. Et ils ont découvert que plusieurs éléments, notamment corporels concourent à la transmission.

La première découverte concerne le comportement du moustique Aédes infecté par la dengue. Des chercheurs de l'Institut pour la recherche et le développement de Montpellier observent qu'une fois contaminé par le virus, le moustique se met à piquer sans relâche la même personne. 

Or, la multiplication des piqûres aide à la transmission de la maladie. 

Un moustique qui aurait un comportement normal et qui serait infecté transmettrait à 10 personnes, par exemple. Alors que si le moustique a son comportement modifié par l'infection, il va transmettre à 30 personnes. 

Julien Pompon, responsable de l'étude de l'IRD de Montpellier

A 10 000 km de là, des chercheurs chinois constatent eux, que le virus de la dengue et du zika transmis par l'Aedes change l'odeur corporelle de la personne infectée, par le biais d'une bactérie qui se développe sur la peau.
Or, cette odeur attire davantage les moustiques. 

Un moustique infecté qui pique plus, une personne infectée qui attire plus les moustiques, tout est fait pour faciliter la transmission des maladies. 

Tout ce qui intéresse le virus, c'est de faire des bébés, donc d'être plus transmis. Il va tout faire pour modifier tous les paramètres qui lui permettent d'être mieux transmis.

Julien Pompon

Comprendre les mécanismes de transmission du virus chez l'homme, permet aussi d'y trouver des parades. 
La vitamine A, par exemple, bloquerait la modification de l'odeur corporelle des personnes infectées par la dengue et le zika. 

Un test pour vérifier l'efficacité de cette méthode sera lancé en fin d'année prochaine, en Malaisie.