Des élus de la CARL fustigent les dépenses du président de la collectivité

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Cédric Cornet, président de la Communauté d'agglomération La Riviera du levant (CARL)
Cédric Cornet, président de la Communauté d'agglomération La Riviera du levant (CARL) ©Guadeloupe La 1ère
Plus d’un million d’euros d’achat de voitures, plus d’un million d’euros de frais de gardiennage, des dépenses somptuaires qui avoisinent les 4 millions d’euros. Des élus de la CARL tirent, une nouvelle fois, la sonnette d’alarme sur les pratiques de Cédric Cornet.

Après le collectif impôts Gosier, c’est au tour de l’UME, Une Majorité d’Elus de la communauté de la Riviera du Levant de monter au créneau pour dénoncer, par communiqué de presse, ce qu’il considèrent être des dérives, en matière d’appels d’offres de l’actuel président de la communauté d’agglomération du sud grande terre, Cédric Cornet…
Lancé fin décembre 2021 pour un montant de "plus de" 9 millions d’euros, le nombre d’appels d’offres serait de plus en plus important alors que les dépenses prévisionnelles seraient, selon le collectif, loin des préoccupations immédiates du territoire de la CARL.

9 millions d’euros d’appels d’offres, auxquels il faut ajouter 20 millions de travaux dont la destination reste floue, selon les 22 d’élus de la CARL qui ont signé le communiqué de presse.

Ces appels d’offres sont difficilement concevables en cette période de contrainte budgétaire ou les administrés sont écrasés par l’augmentation des impôts. Les élus s’interrogent par ailleurs par exemple sur la nécessité de l’achat de véhicules pour un montant de 1 125 000 €, mais aussi des frais de  gardiennage pour 1 200 000 €, mais aussi des prestations traiteurs d’organisation de régie de manifestations pour un montant de 1 600 000 € ou encore d’organisation de manifestations pour 1 880 000 €.

D’autant que cette  profusion d’appels d’offres n’aurait fait l’objet, selon les élus, d’aucune information, ni de discussion au sein du conseil communautaire. Ce qui viole toutes les règles de l’administration publique.
De quoi dénoncer "une utilisation honteuse et malhonnête de l’argent public". Et de rappeler que ces sommes budgétisées ne correspondent nullement aux préoccupations immédiates des administrés du territoire avant de conclure que ces appels d’offres ne s’appuient sur aucune utilité collective ni aucune réalité budgétaire. Comme le confirme Sylvia Laptes, conseillère communautaire et membre de l’UME-CARL.

Sylvia Laptes, conseillère communautaire, membre de l’UME-CARL