Faire renaître l'espoir dans les vallées inondées de Vieux-Habitants

agriculture
©Guadeloupe
Trois semaines après le passage de la tempête Fiona, beaucoup s'interrogent encore sur les moyens à mettre en œuvre pour relancer leurs activités. A Vieux Habitants, de nombreux agriculteurs ont tout perdu. Sonia et Maryse en font partie. Grâce à la solidarité et à leur tempérament combattif, elles envisagent déjà l'avenir avec optimisme

Dans ces vallées de Vieux-Habitants, l'Homme et la nature ont toujours cherché à vivre ensemble, quelquefois pour le meilleur et d'autre fois, pour le pire. Souvent, l'Homme au milieu de cette nature a tout fait pour tirer profit de la  proximité de l'eau des rivières, et particulièrement la Grande Rivière.
Mais cyclone après cyclone, chaque fois que la carte de la Côte sous le vent est tirée par le sort, c'est un éternel recommencement qu'il faut alors amorcer.
Près de 30 après le cyclone Marylin qui leur avait fait payer un lourd tribu, les Habissois et particulièrement les agriculteurs ont prouvé leurs capacités à se relever. 
Mais, près de 30 ans après Marylin, Fiona est venue rappeler à tous et à chacun que, sur ces terres de rivière, rien n'est jamais acquis.

Jamais acquis mais toujours à prendre. Passés les premiers constats, tout est mis en œuvre pour qu'au plus vite, la terre produise. Pas de temps à perdre. Ici, on ne vit que de ce que l'on produit.
Un principe avec lequel Sonia, Maryse et tous les autres sur ces terres habissoises ont appris à vivre, à faire avec. 
Alors, malgré le découragement qui semble poindre au milieu du désastre, on parle déjà de se remettre à l'ouvrage.
Parce qu'ici, on n'en doute même pas : Vieux-Habitants produira encore ses meilleurs fruits. A condition d'être aidé pour la relance. 

Vieux-Habitants après Fiona
Vieux-Habitants, terre dévastée mais terre de solidarité ©L. Gaydu

Juste le temps d'effacer les traces d'une tempête nommée Fiona qui est allée rejoindre Marylin, Maria et les autres dans les souvenirs qu'on n'oublie jamais sur ces terres habissoises. Même si il faudra faire avec.