Comme tous les matins, les élèves de l'école Josette Erhard de Port-Louis ont été accueillis par le personnel enseignant. Un personnel accompagné, ce jeudi (20 février 2025), par des psychologues, médecins, infirmiers, pour ce retour en classe particulier. Hier, ils ont appris la terrible disparition de leur camarade.
L'écolier de 6 ans a été retrouvé mort à son domicile. Sa mère et son beau-père ont immédiatement été placés en garde à vue.
La nouvelle a créé une onde de choc dans le quartier de Pichon, la commune, et dans toute la Guadeloupe.
Hier, après-midi, le rectorat annonçait la mise en place d'une cellule psychologique au sein de l'établissement. Pour épauler ceux qui étaient au plus près du petit garçon.
Une nécessité, pour les enfants, mais également pour le personnel également impacté, explique Elmire Farnab, psychologue.
Des petits et des grands qui réagissent différemment face à cette tragédie, explique Françoise Gonon.
C'est le personnel qui exprime plus cette sidération. Après, les enfants ont plus dans les témoignages de l'affection, de l'amitié ou de l'amour qu'ils avaient pour leur camarade. Le mode d'espression n'est pas le même que nous autres.
Françoise Gonon, médecin de l'Education nationale
Il est délicat de parler de la mort à ces jeunes enfants, de leur expliquer qu'ils ne reverront plus leur camarade, de leur faire accepter la situation. Au-delà de cette cellule psychologie, il est important d'accompagner sur une période plus ou moins longue.