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Fête des mères : Mamans d'hier et d'aujourd'hui

Les mamans sont fêtées aujourd'hui... Guadeloupe La 1ère a voulu savoir comment les mamans guadeloupéennes vivent leur maternité... Loin de l'image parfaite de la mère entièrement dévouée à ses enfants, qui s'oublie parfois, les mamans d'aujourd'hui s'assument et osent parler sans langue de bois.

© 5540867
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  • Par Yasmina Yacou
  • Publié le , mis à jour le
La maman d'aujourd'hui n'est pas la maman d'hier... Notre société change. Définitivement plus moderne, l'image de la mère est assurément moins idyllique mais tout aussi épanouissante pour les mamans qui témoignent.
 

Une vision de la maternité réaliste

Elles le disent haut et fort, la maternité est une formidable aventure. La plus belle... Mais également la plus difficile... Les mots patience, sacrifices, bonheur, fierté, amour inconditionnel se mélangent volontiers... Des mots qui traduisent le quotidien de nombreuses mamans.

"La maternité c’est beau. c’est puissant même... Avoir un enfant est une chance. Mais, quel prix ! Ce n’est pas facile tous les jours et on peut même arriver à se demander pourquoi on a fait des enfants. Ca demande beaucoup de patience, de contrôle de soi. On dit souvent qu’on a des enfants difficiles mais ce n'est pas le cas. C’est nous qui sommes fatigués par les tracas du quotidien donc forcément avec un enfant qui a besoin d’attention, ça peut vite devenir difficile".
Aurianne, 32 ans, maman d'Alan, 5 ans.

"Je suis souvent dépassée, je le reconnais... Mes enfants sont ma plus grande joie, mais j'ai parfois du mal à suivre le rythme qu'ils m'imposent. Ils ne sont pas aussi indépendants que je le voudrais... Les "Maman" résonnent à longueur de journée et j'avoue parfois faire comme si je ne les entendais pas. Autour de moi, en plus, quand je vois certaines mères "pimpantes", qui semblent gérer à la perfection leurs timouns, pas de crise au supermarché, pas de caprices... Je suis un peu admirative. Les miens sont souvent insupportables. Je devrais être plus stricte... Mais je ne les échangerais pour rien au monde".
Isabelle, 40 ans, maman de jumeaux, Théo et Lucas, 8 ans

"La maternité, ce n'est pas que du bonheur... C'est beaucoup de bonheur, mais ce n'est pas que ça. Ceux qui disent le contraire sont des menteurs... C'est très beau, c'est un accomplissement. C'est un bonheur de voir ses enfants grandir... Ma fille a fait la traversée de l'îlet du Gosier récemment, il n'y avait pas de mère plus fière que moi. Mais c'est aussi beaucoup de sacrifices, beaucoup de fatigue, beaucoup de compromis, de don de soi, de patience. C'est l'amour qu'on a pour ses enfants, amour qu'ils nous rendent aussi avec des sourires, leur joie de vivre. Tout ça fait que finalement, on oublie parfois comme ils peuvent être pénibles".

Leïla, 38 ans, maman de deux bouts de chou de 7 et 3 ans


Maman oui, mais pas seulement

Nombreuses sont les femmes qui portent, chaque jour, plusieurs casquettes... Femme active, Epouse, Maman... Et pour certaines, les obligations familiales ne doivent pas effacer l'épanouissement personnel ou professionnel.

"Je pense que je suis une mère différente de la mienne pour plusieurs raisons. Déjà les temps ont changé, les mamans d’aujourd’hui s’accordent plus de temps sans enfants, sans culpabilité. On n’attend plus que les enfants soient grands pour reprendre des activités par exemple.
Pour ma part, un voyage entre amis, une fois par an, c’est vital. Ma mère en est estomaqué de me voir laisser les enfants".

Anna, 37 ans, maman de Yéléna, 11 ans et Idriss, 4 ans.

"J'ai attendu d'avoir une situation professionelle stable avant d'avoir des enfants. Une décision que je ne regrette pas. Ma famille est ma priorité. Mon compagnon voulait que je reste à la maison pour élever mes garçons. J'ai refusé. Cela a créé des tensions dans notre couple, mais il était hors de question que je renonce à cet aspect de ma vie. Pour être une bonne mère, une bonne compagne, j'ai aussi besoin d'avoir une certaine activité. Je ne regrette pas mon choix. Même s'il a été difficile à imposer". 
Johanna, 43 ans, maman de Medhy et Raphaël.

"Et puis la maman de maintenant ne veut plus endosser le rôle unique de parent... Les papas ont plus de place dans le quotidien des enfants. Mais bizarrement là aussi on doit parfois se faire violence pour laisser la main".
Audrey, 28 ans, maman d'Enzo, 2 ans.

Différentes de nos mères ?

"J'ai voulu me démarquer de l'éducation que j'ai reçue. Qu'on me comprenne bien, mon enfance a été normale et heureuse, mais stricte. Je ne pouvais pas sortir, aller au cinéma avec mes copines, avoir un petit-ami. J'ai fini par le vivre comme un manque de confiance, surtout de ma mère. Ma fille aujourd'hui 14 ans. Je lui accorde le plus de liberté possible, sans exagération. J'en profite pour sortir de mon côté. Et justement, elle se tourne davantage vers moi".
Fabienne, 39 ans, maman de Fiona, 14 ans.

"Plus le temps passe et plus je me dis que je serai peut-être plus sévère que ma mère ne l'a été, au moment de l'adolescence de mes enfants, parce que la vie est un peu plus difficile et plus dangereuse. Donc, nous serons peut-être plus sévère que nos parents.
Mais il est vrai, que je répète beaucoup d'expressions de mes parents. La dernière en date, quand ma fille me demande "qu'est-ce qu'on mange ?", question qui m'horripile au plus haut point, qui horripilait ma mère. Je comprends maintenant pourquoi. Donc, je lui réponds, comme me répondait ma mère : "Tchip é manfou"...

Leïla 




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