Le GIP-RASPEG est-il menacé ? Myriam Chollet met les pieds dans le plat pour clarifier la situation

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L'avenir du GIP-RASPEG dépend d'eux....
Myriam Chollet voit rouge. Elle ne comprend pas ce qui se passe autour du GIP RASPEG qu’elle dirige et craint qu’il ne soit purement et simplement démentelé. Directrice de la structure, elle a marché hier pour interpeller l'ARS et les autorités quant à l'utilité du GIP RASPEG et son avenir
Ce que Myriam Chollet,la directrice du GIP-RASPEG, une structure qui coordonnne les réseaux de santé en Guadeloupe, semble redouter, c’est le démentellement pure et simple de ce groupement d’intérêt public guadeloupéen.
Le GIP-RASPEG est notamment à l’origine, en 2016, de la plateforme d’appui territorial qui permet, à l’image d’un parcours de soin, une organisation rationnelle des structures et associations de santé pour améliorer la prise en charge des usagers, notamment pour les maladies chroniques telles que le diabète ou l’hypertension. Plus récemment encore, elle a aussi contribué à la mise en place de la plateforme téléphonique d’écoute "Rispote Covid 19" pour maintenir le contact avec la population inquiète.
Mais aujourd’hui le GIP RASPEG semble bel et bien dans la tourmente et l’expectative. Sa directrice se dit victime de pression de la part des autorités et craint de voir disparaitre cet outil performant, ou de se voir elle-même éjectée au profit d’une nouvelle direction en provenance directe de l’hexagone.

Myriam Chollet directrice du GIP-RASPEG

Dans un courrier le sénateur Dominique Théophile a d’ailleurs demandé au ministre de la santé

« un arbitrage urgent pour circonscrire une crise dont l’ARS est à l’origine ».

En attendant, Myriam Chollet poursuit sa mobilisation. Ce dimanche, elle a organisé une marche pour faire entendre la cause qu'elle défend. 
Ce mardi, elle devrait être devant la presse pour expliquer son action.
Pour l'heure, les responsables de l'ARS préfère ne pas s'exprimer sur le sujet. 

Le Président du Conseil Régional Ary Chalus apporte son soutien à la Directrice Générale Myriam Chollet et au GIP-RASPEG (Groupement d’Intérêt Public – Réseaux et Actions de Santé Publique en Guadeloupe, Saint-Martin, Saint-Barthélemy), établissement sanitaire avec lequel la Région Guadeloupe coopère régulièrement avec une grande efficacité au profit de la santé des Guadeloupéens. 
La Région rappelle que le GIP-RASPEG demeure un acteur fondamental dans la coordination et l'appui des acteurs de santé de notre territoire. Fort de ces 10 années d’expérience, le Groupement a démontré sa capacité à répondre aux besoins des patients les plus vulnérables notamment en matière d’addiction, de périnatalité, de prise en charge de pathologies chroniques mais aussi en situations de crise (incendie du CHUG, ouragans Maria et Irma…)
En tant que membre du Conseil d’Administration, Ary Chalus a également entendu les inquiétudes du personnel quant à l’avenir du GIP-RASPEG et à la pérennité de leurs emplois. Il prendra l’attache de la Directrice Générale de l’ARS pour s’assurer de la continuité de l’activité de la structure dans ses domaines de compétences.

 Le GIP-RAG (Groupement d’Intérêt Public Réseau Addictions Guadeloupe) a été créé en 2004 pour la gestion du Réseau Addictions Guadeloupe. Il devient GIP-AASPEG (Addictions et Actions de Santé Publique en Guadeloupe, à St Martin et St Barthélemy) en 2010 avec l’arrivée de la CEDOSS. 

Le Réseau Addictions Guadeloupe (RAG) constitue un réseau de santé spécifique des conduites addictives, conformément aux dispositions du code de la santé publique. Le RAG est au service des usagers et des professionnels qui les prennent en charge. Le Réseau a pour but d’améliorer la prise en charge médico-psycho-sociale des personnes présentant des conduites addictives et de réduire les conséquences individuelles et collectives des pratiques addictives.

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