Les victimes des exactions dans le centre-ville de Pointe-à-Pître veulent être prises en compte par les pouvoirs publics

pointe-à-pitre
Magasin de Romanos
©B. Pansiot-Villon
Trois semaines après les violences urbaines, les sinistrés de Pointe à Pitre tentent de se relever. Une vingtaine de commerçants était reçue ce mardi par la municipalité pour faire le point sur l'ampleur des dégâts. Confrontée à une dure réalité ils attendent la réparation du préjudice subi

Cette fois encore, Willy Romanos est venu devant ce qui reste de ce magasin qu'il avait repris après son père. Des images, des visages, des dates se succèdent. Mais il en est une de date qu'il ne peut oublier, chaque fois qu'il vient devant les restes du sinistre, elle se rappelle à lui sans effort 

Willy Romanos, Commerçant

©Guadeloupe

Comme d'autres, il espère qu'un jour il pourra relancer cette affaire. C'est qu'il ne sait faire que cela et sans le magasin, c'est un vide encore plus profond qui se creuse en lui. Alors il espère. Il espère que l'Etat saura assumer les responsabilités qui sont les siennes dans un tel cas. Il espère aussi que la municipalité sera à leur côté pour que tous les leviers soient actionnés en leur faveur.
Willy Romanos, commerçant
 

©Guadeloupe
Mairie de Pointe-à-Pître
©B. Pansiot Villon

Conscients de leur situation, le maire Harry Durimel et plusieurs de ses adjoints les ont rencontrés pour entendre leurs doléances et manifester leur  soutien. Bien peu de choses devant l'immense chantier que cette situation suppose mais au moins, ils savent qu'ils ne seront pas seuls à mener ce combat. Et c'est déjà ça.