Hausse des prix : les organisations professionnelles inquiètent attendent des réponses des autorités

social
Jarry 11 mai 2020 déconfinement
©Christelle Théophile
Le collectif des organisations professionnelles de Guadeloupe demande des explications sur la hausse des prix. Une réunion doit avoir lieu mercredi prochain avec les autorités et collectivités. Ces professionnels du transport inquiets voient leur marge fondre depuis 2 ans. Du coup si la réunion ne fonctionne pas, la menace d’une mobilisation plane.

Les contextes, sanitaire d’abord puis géopolitique depuis quelques mois, n’ont cessé d’influer sur l’économie mondiale. Avec la pandémie de Covid-19 et l’arrêt intempestif de l’activité çà et là, les délais de production ou de transport ont grimpé en flèche. Avec une traduction notable dans le prix, à tous les niveaux et particulièrement en bout de chaîne.

La guerre en Ukraine et l’instabilité induite sur les marchés des produits pétroliers et leurs dérivés rajoute une grosse couche à ce gâteau bien peu digeste.

Depuis plus de 2 ans, les prix sont à la hausse dans de nombreux secteurs. Une situation qui pèse dans l'archipel aussi.

Mercredi (11 mai 2022), le collectif des organisations professionnelles de Guadeloupe doit rencontrer les autorités et les représentants de collectivités majeures. Les transporteurs sont très attentifs à l’évolution des choses, mais c’est bien la totalité des 42 organisations qui s’inquiète...

Jean-Yves Ramassamy, président du collectif des organisations professionnelles de Guadeloupe donne le ton. Il le clame haut et fort, le "collectif est très vigilant. Il est là pour défendre les intérêts économiques et sociaux des entreprises guadeloupéennes".

On fera tout ce qu'on pour faire pour, non seulement, sauver les salariés, les entreprises, mais aussi l'économie guadeloupéenne. 

Jean-Yves Ramassamy, président du collectif

Il prévient, plus question de subir, sans rechigner, les hausses à répétition des prix, taxes ou charges. Pour lui, c'est évident, toutes les entreprises ne pourront subsister, à ce rythme là. 

On ne peut pas augmenter excessivement le prix au niveau de nos tarifs. Le client qui est en face de nous ne pourra pas assurer cette augmentation donc c'est une crise des deux côtés. 

Dernier exemple, +13% sur le prix de la ferraille. Sur l'ensemble des charges de fonctionnement en fournitures, la variation à la hausse est de 30 à 40%. 

Des échanges ont déjà eu lieu avec les autorités ont déjà eu lieu, mais pas assez limpides, pour le collectif. 

De la première réunion avec l'Etat sur les prix des carburants, aucune décision finale n'a été actée, même si les discussions continuent. 
Mais Jean-Yves Ramassamy ne s'explique toujours pas l'augmentation des taxes douanières, et celle au niveau des transports. Il réclame désormais des explications. 

Réponses que le collectif espère obtenir des prochaines rencontres entre les autorités et les représentants des collectivités. 
Le président du collectif le rappelle, en 2008, des avancées avaient été obtenues. Et il met déjà en garde...

Le 8 décembre 2008, on avait obtenu 30% de diminution sur le prix du carburant. Si la réunion n'a pas de résultat positif, nous seront obligés de penser à autre chose. Mais c'est l'ensemble des activités économiques qui est en train de plonger en ce moment. 

Jean-Yves Ramassamy

Le collectif attend des réponses conformes à la circulaire du Premier ministre, publiée le 1er avril. Jean Castex demande aux acheteurs de l'Etat de mettre en œuvre des leviers juridiques permettant d'atténuer les aléas des effets économiques actuels et d'aider les entreprises dont l'équilibre financier serait bouleversé par la dégradation des conditions économiques. Recommandations adressées également aux collectivités locales et établissements publics.