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Les JOURNEES JAPONAISES, face aux risques telluriques

Les 3 et 4 juin 2019, la préfecture de la Guadeloupe organise les premières « Journées japonaises ».  L’occasion de s’inspirer du Japon, exemplaire en matière de prévention des catastrophes naturelles, notre archipel étant pareillement exposé aux risques telluriques.

© Jean-Luc Azou/iStock
© Jean-Luc Azou/iStock
  • Par Nadine Fadel
  • Publié le , mis à jour le

LE CONTEXTE


Le Japon, un modèle

Au Japon, la culture du risque est une institution.
Une journée des catastrophes naturelles y est organisée annuellement, depuis le dévastateur et meurtrier tremblement de terre du Kanto, le 1er septembre 1923. Citoyens, administrations, services de secours, collectivités et entreprises… tous sont appelés à participer à cet exercice de prévention, pour s’approprier les gestes qui sauvent, collectivement et individuellement.

Or, la Guadeloupe a un point commun avec le Pays du Soleil Levant : son exposition aux risques naturels.

D’où le fait que la préfecture de la Guadeloupe décide d’ériger le vaste archipel asiatique en exemple.
L’idée des « Journées Japonnaises » est née.

Les risques telluriques ciblés

En Guadeloupe, la population est (malheureusement) rodée à faire face aux alertes cycloniques. Sitôt la menace identifiée et, au fur et à mesure que les prévisions se précisent, la logistique se met en place : chacun sait ce qu’il a à faire et suit les consignes des autorités.

En revanche, les risques telluriques (les séismes, les éruptions volcaniques… et les tsunamis qui peuvent en découler) sont difficilement prévisibles. Et les réflexes salvateurs, pour y faire face, sont globalement non maîtrisés.

Fruit d’un partenariat

Pour approfondir les connaissances sur les phénomènes telluriques et déterminer les moyens de s’en prémunir, la Préfecture de la Guadeloupe s’est entourée notamment de l’Observatoire volcanologique et sismologique de la Guadeloupe-Institut de physique du globe de Paris (OVSG-IPGP), du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), de la ville de Saint-Claude, du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) et du Rectorat.
 

LE PROGRAMME


Les ateliers

Trois ateliers sont prévus, en Préfecture, à Basse-Terre, dans la matinée du lundi 3 juin 2019.
Objectifs :
  • approfondir la réflexion, entre spécialistes, sur des thèmes de prévention des risques et de gestion de crise ;
  • améliorer les procédures existantes.
          Atelier 1 : « L’alerte descendante : état des lieux, limites et perspectives ».
Actuellement, l’alerte transmise par la préfecture repose essentiellement sur l’envoi d’un message d’alerte, sous la forme de SMS et de courriels, à destination de 700 destinataires (services de l’État, collectivités territoriales et opérateurs de réseaux).
En cas d’alerte tsunami, à passer en moins de 30 minutes, ce système n’est pas totalement satisfaisant.
  • Les modalités d’alerte actuelles fonctionnent-elles en toutes circonstances ?
  • Quelle automatisation, actuelle et potentielle, des moyens d’alerte, est possible ? A quel coût ?
  • Où en est l’implantation de sirènes en Guadeloupe ?
  • Quelle conduite à tenir, lorsque les moyens d’information traditionnels sont tombés ?
          Atelier 2 : « La prise en compte de nuisances liées au volcan, dans la poursuite de la vie sociale et économique : le cas des nuages de cendres et de leurs conséquences sur l’eau ».
La Soufrière, même en l’absence d’éruption majeure, peut produire des nuisances qui perturbent le fonctionnement normal de la société. L’alimentation en eau potable peut notamment être impactée, car les principaux sites de production sont situés en Basse-Terre.
  • Dans quelle mesure des émissions de cendres peuvent-elles limiter la production et la distribution d’eau potable en Guadeloupe ?
  • Jusqu’à quelle mesure est-il possible de pallier un défaut de production et/ou de distribution ?
          Atelier 3 : « L’harmonisation des consignes sur le risque sismique ».
En cas de séisme, les consignes sur le comportement à adopter, peuvent différer ; par exemple, quant à la manière de quitter les locaux, en hauteur, ou au rez-de-chaussée.
  • Quelles sont actuellement les consignes de l’État ?
  • Quelles sont les consignes diffusées dans les établissements scolaires ?
  • Le retour d’expérience des derniers séismes majeurs, y compris à l’étranger, a-t-il été pris en compte ?
  • Quelles évolutions possibles pour les consignes ?
La conférence publique

La population est invitée à participer à une conférence, le lundi 3 juin 2019, à 18h30, sur le campus du Camp Jacob, à Saint-Claude.
Le thème : « 1976-2019, quelles évolutions dans les connaissances sur le risque volcanique ? »
L’objet de cette conférence grand public est de présenter l’état des connaissances scientifiques actuelles, sur le risque volcanique, en les comparant à celles de 1976.
Sur cette base, les conférenciers échangent avec la salle sur des questions très concrètes :
  • Quelles sont les nuisances possibles, en cas d’augmentation de l’activité du volcan ?
  • Peut-on prévoir un délai de prévenance, avant une éruption ?
  • Comment réagir et quelles actions mettre en œuvre ?
Les exercices
  • Le lundi 3 juin 2019, dans l’après-midi, des exercices d’évacuation sismiques localisés seront organisés.
  • Par ailleurs, un exercice volcanique se tiendra en préfecture, le mardi 4 juin, faisant intervenir les acteurs du Centre opérationnel départemental (COD, soit la cellule de crise de la préfecture), ainsi que le poste de commandement de la ville de Saint-Claude. Le scénario repose sur la survenue d’une éruption phréatique, à court terme, de la Soufrière. L’objectif est de faire travailler ensemble tous les acteurs compétents, afin de fournir au préfet les éléments scientifiques et techniques pour décider des actions à mettre en œuvre et comment les mener.

« 7 idées reçues sur le risque volcanique »

 
© DEAL Guadeloupe
« 7 idées reçues sur le risque volcanique », c’est un document sur le risque volcanique, visant à confirmer, ou infirmer, des affirmations récurrentes, qui circulent autour de l’activité de la Soufrière, avis d’experts scientifiques à l’appui.
Il a été réalisé par le pôle « risques naturels » de la Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DEAL), en collaboration avec l’Observatoire volcanologique et sismologique de la Guadeloupe-Institut de physique du globe de Paris (OVSG-IPGP) et le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).

Pour le télécharger, cliquer ICI !


Plus d’informations :
http://www.guadeloupe.gouv.fr/

 

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