L'athlète Eloyse Lesueur-Aymonin perd son procès contre la Fédération française d'Athlétisme

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Eloyse Lesueur
Eloyse Lesueur, double championne d'Europe en plein air, a renoncé en raison d'une gêne à la cuisse. ©ABDULHAMID HOSBAS / ANADOLU AGENCY

L'athlète guadeloupéenne Eloyse Lesueur-Aymonin a perdu son procès face à sa Fédération pour des manquements supposés dans la gestion de ses revenus. Elle a été déboutée et condamnée à payer 3 000 euros à la Fédération française d’Athlétisme.

 

La Guadeloupéenne Eloyse Lesueur-Aymonin, double championne d'Europe de saut en longueur, a perdu son
procès face à sa Fédération qu'elle avait assignée pour des manquements supposés dans la gestion de
ses revenus. Le tribunal de grande instance de Paris a rendu son verdict. Il est défavorable à l'athlète qui est même déboutée et devrait verser 3 000 euros à la Fédération française d’Athlétisme.

Condamnée à payer des dommages et intérêts

C'était il y a presque un an... La sauteuse Eloyse Lesueur attaquait en justice la fédération française d'athlétisme pour des manquements supposés dans la gestion de ses revenus. Elle affirmait avoir perdu 500 000 euros entre 2008 et 2018 et assignait devant le tribunal judiciaire de Paris, ceux qu'elle estime être responsables pour leur réclamer 200 000 euros de réparation civile. 

Après près de 12 mois de procédure, le tribunal a rendu son verdict et il n'est pas favorable à la double championne d'Europe et championne du monde en salle. Plus grave, la Guadeloupéenne va devoir verser 3 000 euros à la Fédération française d'athlétisme au titre des dommages et intérêts. 

Après une analyse minutieuse des pièces à convictions, échanges de courrier, de mails, la justice estime que tout ce qui était fait pour Eloyse Lesueur l'a été avec son consentement. 

Un verdict qui, naturellement, ne satisfait pas les avocats d'Eloyse Lesueur.

La Fédération, par la voix de son président, ne réclamera pas les 3 000 euros. Mais en attendant, l'athlète de 32 ans et ses conseils réfléchissent à la suite à donner à cette affaire. 

La Guadeloupéenne dispose d'un mois pour faire appel de ce jugement.