L'élevage guadeloupéen durement impacté par les vols de bétails

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Philippe Valcy au milieu de ses boeufs
Philippe Valcy au milieu de ses boeufs ©Ch. Danquin
Depuis le début de l'année de nombreux éleveurs guadeloupéens se disent victimes de vols. Des vols qui se répètent par période et face auxquels ils se sentent dépourvus et laissés pour compte. Une pratique qui laisse supposer l'existence d'un réseau parallèle qui pour l'heure affecte les éleveurs qui doivent résister pour ne pas céder au découragement

Philippe Valcy est éleveur de bovins. S'il fait cette activité, c'est d'abord en raison de sa passion pour ces animaux. Il passe à leurs côtés le plus clair de son temps. Un temps qu'il ne compte pas. Un temps qui rythme sa vie.
Alors quand des voleurs s'emparent de ce qui est bien plus qu'un bien pour lui, se sont ses bras qu'on lui coupe.

Sur cette parcelle qu'il préfère ne pas située, quatre de ses bêtes lui ont été dérobées. 
Son histoire, il la raconte avec beaucoup d'émotions.

©Guadeloupe

Alors que faire face à ces vols répétés qui déstructurent l'activité ? La profession s'est déjà interrogée à ce propos. Mais le sentiment qui domine c'est qu'ils sont bien seuls face à ce qu'ils subissent .

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Il faut aussi se rappeler que, depuis une décennie, la production de viande en Guadeloupe a reculé de 50% et cela pour différents facteurs auxquels ces vols s'ajoutent désormais. Il représentent depuis ces dernières années jusqu'à 30 à 40% des pertes du cheptel, décourageant un peu plus des éleveurs qui aimeraient faire partie des préoccupations de tous les Guadeloupéens

Philippe Valcy, éleveur
Plus qu'un métier, une passion ©Ch. Danquin