L'instauration du pass sanitaire rend la rentrée sportive très incertaine

coronavirus
Football en temps de covid
©Foot
La rentrée scolaire est reportée, mais qu’en sera-t-il de la rentrée sportive ? Désormais pour s’inscrire dans les clubs le pass sanitaire est obligatoire. Un véritable casse-tête pour les ligues comme pour les fédérations qui font face aux réticences des adhérents.

Une dégringolade des licenciés du sport, c’est la situation que devront affronter certains clubs, en vue de l’application de la mesure du pass sanitaire. À compter du 1er septembre, il est obligatoire pour les plus de 18 ans puis dès 12 ans pour la fin du même mois. Dans un département comme le nôtre où la mesure fait débat, notamment en raison de l’obligation vaccinale qu’elle induit, l’inquiétude monte chez les comités des différents sports.

« Notre objectif est de permettre aux jeunes d’exercer leur sport tout en respectant un certain nombre de règles, parmi lesquelles le pass sanitaire. Maintenant, ce qui nous inquiète c’est le nombre de licenciés que nous avons enregistrés depuis l’ouverture de la campagne des inscriptions et des licences. Il est clair que beaucoup de joueurs hésitent à renouveler leur licence »

Lucien Galvani LGF

 

Côté rugby, l’heure est à l’anticipation avec une majorité des adhérents favorables au pass sanitaire.

« Nous avons fait un sondage dans lequel nous avons demandé aux licenciés s’ils comptaient, dans un premier temps, reprendre une licence. Pour l’instant les résultats sont assez bons avec 80% de renouvellement. Ensuite nous avons demandé leur avis sur le pass sanitaire pour reprendre l’activité sportive, et là de manière surprenante, les résultats sont plutôt encourageants par rapport à la moyenne locale. 70% de nos licenciés possèdent un schéma vaccinal complet et 20% sont réticents, voire contre la vaccination. »

Alexis Grosset, président du comité territorial de rugby

 

Chez les cyclistes, le pass sanitaire est en vigueur depuis un mois pour les adultes. L’inquiétude se tourne plutôt du côté des jeunes adhérents.

« Pour le moment, avec les jeunes, nous avons instauré une trêve. Nous avons constaté qu’il est assez difficile de les contrôler, du coup on en appelle vraiment à la responsabilité de chacun. Le sport a beaucoup souffert, il faut reprendre une activité normale. Chez les adultes le travail est fait. Les cyclistes, les dirigeants, l’encadrement montrent patte blanche pour une question de sécurité. »

Frédéric Théobald - Président du CRCIG

 

Pour pallier cette situation difficile, chaque organisation sportive est en discussion avec la Région et la Préfecture pour trouver la solution qui permettra aux adhérents de pratiquer leur sport en toute sécurité.