La collaboration des cyclistes étrangers dans les clubs guadeloupéens au cœur d'une fronde contre le Comité régional

cyclisme
Conférence de presse clubs cyclistes
. ©E-M. Golabkan
Le monde du cyclisme est en émoi. Huit clubs parmi la vingtaine qui composent le Comité régional de cyclisme de la Guadeloupe, se rebellent. Ils refusent de se soumettre à la directive que le président du comité leur a signifié et qui les invitent à revoir la nature de leur collaboration avec les coureurs étrangers.

C'est un courrier reçu de Frédéric Théobald qui a mis le feu aux poudres. Le président du comité cycliste leur rappelle que la collaboration avec des coureurs étrangers ne peut se faire que s'ils sont signataires d'un contrat en bonne et due forme et de faire, titulaire d'une seule licence, celle qu'ils recevraient du club guadeloupéen avec lequel ils collaboreraient.

Jusque là, l'usage était de recevoir le coureur titulaire d'une licence de son pays et qui bénéficiait, le temps de la course, d'un permis de séjour touristique. Un usage qui a fini par devenir une règle que les huit clubs contestataires considèrent comme légale

Georges Balta VO2C et Tony Latchmansing du Gwada Biker 118

©Guadeloupe

Discrimination, un mot qui fait immédiatement réagir Frédéric Théobald. Pour autant, il se veut pédagogue. L'idée pour lui n'est pas de mettre les clubs devant le fait accompli mais de leur expliquer tout ce que la pratique certes largement usitée, pourrait très vite leur coûter 

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Les deux parties qui pensent toutes les deux défendre les intérêts et l'avenir de la discipline, en sont maintenant à attendre que le droit se dise. En espérant que cette ligne d'arrivée ne fera qu'un seul vainqueur : le cyclisme guadeloupéen.