La Maison Départementale des Personnes Handicapées à l'écoute de ses usagers

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Des enfants handicapés non-scolarisés faute de notification et des parents parents sans solution pour envoyer leurs enfants handicapés à l’école peut-être en raison des complications que la pandémie a fait naître et la MDPH peine à expliquer son action aux familles qui se sentent abandonnées

Au début de l'année, ils étaient plusieurs à faire entendre leur désappointement. Et pour cause. La pandémie de Covid19 a  considérablement compliqué la vie de nombreux parents d’enfants porteurs de handicaps. Des retards dans le traitement des dossiers, des enfants handicapés en attente d’un accompagnant ou d’un auxiliaire de vie scolaire, des parents en attente d’allocation…
Les parents d’enfants porteurs de handicaps s’inquiétaient surtout du manque de communication de la part de la MDPH. En fin janvier, les représentants de l’association « les yeux de Jana » ont été reçus par la direction de la Maison Départementale pour les Personnes Handicapées. Une réunion fructueuse, selon eux. Les parents attendaient depuis des mois de recevoir une notification de la MDPH, le fameux courrier qui indique à quelle prestation les personnes prises en charge ont droit.

Valérie Bolivar présidente de l'Association les "yeux de Jana"

Valérie Bolivar présidente de l'Association "les Yeux de Jana"
Valérie Bolivar présidente de l'Association "les Yeux de Jana" ©VB.

Stéphanie Lambèse, la trésorière des « Yeux de Jana » est bien placée pour savoir comment un dossier incomplet remis à la MDPH peut entraîner une cascade de complications dans la vie au quotidien d’un enfant. Pour elle, il faut en arriver à instaurer un véritable partenariat entre les familles et la MDPH. 

Stéphanie Lambèse

Stéphanie Lambèse trésorière de l'association "Les Yeux de Jana"
Stéphanie Lambèse trésorière de l'association "Les Yeux de Jana" ©SL

 

GUADELOUPE MDPH

Casser la mauvaise image et dissiper les malentendus

Les délais de traitement des dossiers étaient déjà relativement longs à la MDPH- Guadeloupe avant la crise sanitaire.
Près de sept mois donc pour traiter le dossier d’un adulte handicapé mais seulement 3,9 mois pour un enfant en situation de handicap. Ces données figurent dans le baromètre des MDPH de France.
L’objectif de ce baromètre c’est d’améliorer l’accès aux droits. Mais pour bénéficier de ces droits, les personnes handicapées oublient souvent une chose : c’est à elles de saisir la MDPH et d’y déposer un dossier et non l’inverse : la MDPH ne peut pas s’autosaisir.

Caroline Tarer-Cazeneuve, la directrice de la MDPH

Caroline Tarer-Cazeneuve, la directrice de la MDPH
Caroline Tarer-Cazeneuve, la directrice de la MDPH ©CTC


Caroline Tarer-Cazeneuve va aussi mettre en place un comité des usagers et va lancer une campagne de mesure de la satisfaction des usagers. Cette campagne sera en fait une déclinaison de la campagne nationale. Et c’est là que pourrait intervenir le futur comité des usagers : faire remonter les attentes, incompréhensions, remarques des personnes handicapées vers la MDPH et faire redescendre les informations/nouveaux droits de la MDPH vers les usagers…

Caroline Tarer-Cazeneuve, la directrice de la MDPH

Qu'ils soient usagers ou collaborateurs, tous savent qu'ils ont tous intérêt à ce que la Maison Départementale des Personnes Handicapées joue pleinement son rôle en étant certes le seul interlocuteur des usagers, mais un interlocuteur dont ils comprennent le fonctionnement et qu'ils gratifient pour son efficacité.