Lancement de la nouvelle campagne "Déposons les armes", avant qu'il ne soit trop tard

sécurité
Déposons les armes campagne 2020
Depuis 7 ans, la préfecture de Guadeloupe l'opération reconduit "Déposons les armes". Cette année, le nouveau slogan "Avant qu'il ne soit trop tard" doit inciter les détenteurs d'armes à feu à s'en débarrasser. 
Depuis 2013, et face à une circulation des armes problématique dans l'archipel, la campagne "Déposons les armes" a été lancée. 
Cette 7e édition débute ce mercredi 18 novembre et prendra fin le 31 décembre prochain. 
 

920 armes et plus de 12 000 munitions récupérées en 7 ans

Le principe est simple, ceux qui veulent se débarrasser d'une arme à feu, qu'elle ait été obtenue illégalement ou par voie légale peuvent rendre leur pistolet. Sans de poursuites engagées. Et ce message sera martelé durant les six prochaines semaines. C'est dans ce sens qu'une convention a été signée avec les différents médias de l'île, afin que le message soit entendu par le plus grand nombre. 
En 7 ans, 920 armes et plus de 12 000 munitions ont été ramenées dans les commissariats de police, ou en gendarmerie, puis détruites. La majorité des armes et munitions déposées par la population proviennent de successions que les héritiers ne souhaitent pas conserver.
"C'est une opération qui marche" a déclaré avec satisfaction Danielle Drouy-Ayral, procureur général auprès de la cour d'appel de Basse-Terre. "La courbe des morts baisse alors que la courbe des armes récupérées augmente", s'est-elle félicité. Toutefois, elle le concède, il reste encore trop d'armes en circulation. Des armes qui se retrouvent parfois trop accessibles. 
 

Un véritable trafic d'armes en Guadeloupe

Pour les autorités, cette opération et sa répétition année après année sont essentielles... Car, dans nos rues circulent toutes sortes d'armes à feu... Du fusil de chasse à l'arme de guerre, selon la préfecture. Preuves qu'il existe un véritable trafic d'armes en Guadeloupe. Et c'est aussi contre cela que souhaite lutter Alexandre Rochatte, préfet de région. 
Pour le préfet, les dépôts spontanés de ces dernières années représentent un nombre important, tout en étant trop peu. 
D'où cette question de l'efficacité avérée de cette campagne. 

A (re) voir le reportage de Christelle Théophile et Jean-Marie Mavounzy : 
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