Dans cette salle de la Résidence départementale ce vendredi, tous les acteurs de la lutte contre les violences faites aux femmes sont réunis. Le sujet, ils le connaissent. Ils le pratiquent et en sont aussi les premiers promoteurs. Un sujet que tous s'accordent à reconnaître comme relevant de l'urgence.
Mais jusqu'à présent, chacun travaillait dans sa sphère, sans grande coordination entre eux, tout au moins des actions collatérales du fait du suivi d'un dossier commun.
Pas non plus d'affichage récent quant aux données chiffrées pouvant résumer les caractéristiques du combat que tous mènent parallèlement.
De fait, qu'ils soient institutionnels, publics ou associatifs, il devenait urgent de mettre en place ce lien de coordination que constitue le réseau VIF
Pour les associations qui interviennent sur le terrain, l'outil fera sortir de l'ombre toutes les actions qui se mènent sans toujours avoir les bons interlocuteurs pour les mener à bien.
Guy Losbar l'aura rappelé : plus de 1000 enfants en Guadeloupe sont placés par le Département. Même si les chiffres les plus récents cités ce vendredi remontent aux études menées à ce propos pour 2018, ce simple élément révèle aussi une part des dysfonctionnements qui règnent dans les familles et l'urgence qu'il y a d'adopter des stratégies communes pour y remédier.